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Automobiles : à quand des usines africaines ?

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Tunisie : le transport public se rebiffe

Mis à jour le 7 juin 2011 à 17:18

Attribué en 2009 à des concessionnaires appartenant à des proches de Ben Ali, le renouvellement des bus des sociétés publiques de transport tunisiennes est la parfaite illustration des pratiques népotiques de l’ancien régime. Au total, l’affairisme du « clan » au pouvoir aurait induit un surcoût d’environ 14 millions d’euros, sur un marché estimé à 150 millions d’euros pour l’achat de 1 000 bus.

« Sur chaque exemplaire, notre prix était inférieur de 50 000 dinars [25 000 euros, NDLR], mais c’est quand même Ennakl, propriété de Sakhr el-Materi, qui a décroché le gros des commandes », confirme Férid Abbas, distributeur Volvo, retenu pour fournir des bus articulés. Ce temps est révolu : plus question, pour les entreprises publiques de transport, d’assumer les dérives de l’ancien régime. Certaines refusent même de payer les bus commandés, mettant en difficulté les concessionnaires autrefois privilégiés et aujourd’hui confisqués… par l’État. Bref, un vrai casse-tête pour les autorités.