Archives
Automobiles : à quand des usines africaines ?

Cet article est issu du dossier

Automobiles : à quand des usines africaines ?

Voir tout le sommaire
Archives

De quoi faire chez les concessionnaires

Mis à jour le 7 juin 2011 à 17:21

Le secteur de la vente et de la réparation, en plein développement, recherche de nombreux profils. Le point sur les postes et les formations.

Chef d’atelier, mécanicien, technico-commercial, ingénieur commercial, ingénieur mécanique… Présent dans 23 pays africains, le concessionnaire automobile Tractafric Motors recherche principalement des jeunes, de préférence avec une première expérience professionnelle. « L’activité des services étant particulièrement dynamique sur le continent, c’est surtout dans le secteur du commerce et de la réparation automobiles que la demande de main-d’œuvre est la plus forte », précise Fredrik Morsing, directeur général de Tractafric Cameroun. Même son de cloche chez CFAO Motors Sénégal, qui recrute en permanence des commerciaux spécialisés, des techniciens qualifiés service après-vente et des gestionnaires de pièces détachées.

Véritable mouton à cinq pattes, le commercial spécialisé (à partir de bac+2), qui représente une grande marque dans une succursale ou une concession, est en contact avec la clientèle, qu’il conseille. Pour réussir dans son métier, il doit être à l’affût des nouveautés commerciales et des tendances du marché. La persévérance est indispensable, l’éloquence un atout précieux.

Dans les centres auto comme chez les concessionnaires, les profils bac+5 sont également recherchés. Ils accèdent assez rapidement à des postes de direction, mais doivent d’abord acquérir une parfaite connaissance du produit. Ils débutent comme conseillers commerciaux, puis travaillent en binôme avec des chefs de vente, qu’ils seront éventuellement amenés à remplacer. Dans les concessions en particulier, les bac+5 sont adjoints au directeur de site, responsables de département, directeurs commerciaux…

Les distributeurs affirment avoir une politique de promotion des cadres africains. Des nationaux sont ainsi recherchés pour occuper des postes de chef d’agence, responsable des marques ou responsable location. Les directeurs de filiales sont également demandés, à condition de justifier d’une expérience minimale de dix ans dans la profession. 

Sens de l’autonomie

En termes de formation, les BTS « management des unités commerciales » ou « négociation et relation client » sont prisés, notamment pour les postes de commercial spécialisé. Largement délivrés dans les lycées techniques du continent, ces cursus peuvent être complétés par une formation en interne. À bac+2 toujours, le BTS « maintenance et après-vente automobile » a également la cote. Il permet au jeune diplômé de débuter, par exemple, comme réceptionnaire après-vente, avec un statut d’agent de maîtrise. Grâce à une formation complémentaire, il peut être promu cadre, à condition de justifier des compétences comportementales nécessaires, comme le sens de l’autonomie.

Les perspectives d’évolution dépendent également du profil du salarié. Certains préfèrent la technique, d’autres apprécient le contact avec la clientèle. Les premiers pourront passer chefs d’atelier, les seconds deviendront adjoints au chef de vente puis chefs de vente. Les missions diffèrent en fonction de la taille des structures : dans une petite concession automobile, un chef d’atelier peut également s’occuper de la vente, alors que dans une concession plus grande, les rôles sont plus cloisonnés.

Reste qu’il faudra un jour régler l’épineuse question des formations spécifiques à la gestion et au commerce automobiles sur le continent. Les entreprises peinent à y recruter des profils qualifiés, en raison de la rareté des centres de formation spécialisés. Responsables commerciaux et responsables services sont le plus souvent issus d’établissements français, comme l’École supérieure du commerce et des réseaux de l’automobile ou l’Institut supérieur du commerce automobile du Mans.