Mines

Ghana : opération coup de poing contre l’exploitation aurifère illégale

| Par Jeune Afrique
50 000 mineurs chinois seraient passés dans le pays depuis sept ans

50 000 mineurs chinois seraient passés dans le pays depuis sept ans © Xinhua

124 mineurs chinois clandestins impliqués dans l’exploitation de mines d’or dans la région d’Ashanti ont été arrêtés au Ghana, dans des conditions que Pékin condamne.

La ruée vers l’or a mal tourné pour les mineurs clandestins chinois. 124 d’entre eux ont été arrêtés dans quatre des régions minières du pays, a annoncé la police ghanéenne le 5 juin. Dans l’attente de leur procès, les suspects, qui risquent l’expulsion et une amende d’environ 670 euros, sont actuellement détenus à Accra, la capitale ghanéenne.

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Sur fond d’augmentation du cours de l’or, l’exploitation aurifère va crescendo dans le pays, deuxième plus grand producteur d’or du continent après l’Afrique du Sud, depuis 2005. Les Chinois sont particulièrement nombreux à y entrer illégalement par les pays voisins ou à prolonger leur séjour une fois leur visa touristique expiré pour tenter leur chance dans les mines du pays. 50 000 mineurs chinois seraient passés dans le pays depuis sept ans, la majorité d’entre eux étant issue de la province chinoise déshéritée de Guangxi. Face à cette ruée vers l’or, le président ghanéen John Dramani Maham a mis en place mi-mai un comité interministériel. 

Frictions diplomatiques

Ces arrestations n’ont pas manqué de provoquer des frictions diplomatiques entre les deux pays. L’ambassade chinoise, qui a demandé au gouvernement ghanéen de garantir les droits des détenus, conteste les méthodes musclées des forces de l’ordre. De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères, qui a appelé ses ressortissants à ne pas se livrer à des activités illégales au Ghana, dit avoir officiellement protesté auprès du président ghanéen et a demandé que les suspects soient traités correctement et que leurs droits soient respectés.

Depuis l’annonce de ces arrestations, les photos de supermarchés et restaurants chinois saccagés ou de soldats ghanéens évacuant les mineurs avec force ont envahi les réseaux sociaux et les sites d’informations en ligne.

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