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Guinée équatoriale : sur le devant de la scène

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Société

Guinée équatoriale : revue de détail avant la CAN 2012

En janvier 2012, le pays partagera avec le Gabon l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football. Le point sur les préparatifs.

Mis à jour le 24 juin 2011 à 13:08

Dans six mois, rebelote. Après le sommet de l’Union africaine, place à la Coupe d’Afrique des nations (CAN), coorganisée par la Guinée équatoriale et le Gabon. Quelque 1,5 million de visiteurs sont attendus en janvier 2012, et les préparatifs vont bon train. Côté infrastructures sportives, les chantiers sont presque achevés. Le stade de Malabo, d’une capacité de 15 200 places et où se déroulera une partie des compétitions, est fin prêt. Les stades de Mongomo et d’Ebebiyin (10 000 spectateurs chacun), et celui de Luba, sur l’île de Bioko, tous destinés à l’entraînement ou aux matchs amicaux, sont eux aussi bouclés.

Il reste à finaliser l’extension du stade Enkoantoma, à Bata, qui accueillera le match d’ouverture, pour faire passer sa capacité d’accueil de 22 000 à 35 000 places. Des travaux confiés au français Bouygues. « Le stade sera livré au plus tard en novembre », informe Jean-François Fichter, directeur de Bouygues en Guinée équatoriale. Le projet inclut aussi un complexe sportif intégré au stade, qui comptera une salle multisport, un hôtel pour héberger les joueurs et une piscine olympique. L’entreprise réalise enfin l’extension des parkings pour avions de l’aéroport Santa Isabel de Malabo, soit 90 000 m2 de dalles en béton supplémentaires.

Sous le signe de l’écologie

En matière sanitaire, « en plus des centres médicaux La Paz de Sipopo et de Bata, nous disposons de petits centres de santé, et il y aura des unités de soins mobiles », assure Ruslan Obiang Nsue, secrétaire d’État aux Sports, qui préside le Comité d’organisation de la CAN 2012 pour la Guinée équatoriale (lire p. 70). Enfin, en termes d’hébergement, d’importants efforts ont été faits, tant du côté public que privé, pour rénover les hôtels existants et en construire de nouveaux sur tout le territoire (lire p. 72). Néanmoins, si la capacité hôtelière de Malabo peut faire face à la demande, des incertitudes pèsent sur Bata, encore sous-équipée.

Outre l’élection d’une Miss CAN et un défilé de mode, cette 28e édition, placée sous le signe de l’écologie – comme l’indique sa mascotte, Gagui, un gorille vêtu d’une tenue de footballeur –, fera la part belle aux manifestations culturelles, autour du thème de l’environnement. Inutile de préciser que les gadgets à l’effigie de la mascotte ne manqueront pas.