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Guinée équatoriale : sur le devant de la scène

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Guinée équatoriale : bientôt une raffinerie ?

Une évaluation de la faisabilité du projet, destiné à assurer l’autosuffisance en carburants, a été lancée.

Mis à jour le 24 juin 2011 à 12:59

Annoncé en avril 2010, le projet de création d’une raffinerie en Guinée équatoriale avance. C’est la société américaine d’ingénierie Kellogg Brown & Root (KBR) qui en a décroché le contrat d’étude de faisabilité. Sa mission inclut aussi l’étude des services de gestion associés au projet et l’élaboration des termes de référence des appels d’offres internationaux pour la construction de la raffinerie, qui seront lancés une fois l’étude terminée. 

Gasoil, kérosène, jet…

La raffinerie sera érigée à Mbini, une petite ville située à l’embouchure du fleuve Wele, dans la partie continentale du pays. Un site choisi pour ses nombreux atouts : sa localisation dans la partie la plus vaste du pays, la présence du fleuve et la proximité des champs pétroliers et gaziers offshore en cours de développement, où la prospection est de plus en plus active.

La future usine produira de l’essence, du gasoil, du jet, de l’asphalte et du kérosène, des produits actuellement importés et achetés à GE-Total. D’une capacité de traitement de 20 000 barils/jour, qui pourra être augmentée selon les besoins, cette raffinerie modulable devrait couvrir la consommation nationale en produits raffinés, en forte hausse avec l’essor du parc automobile et du transport aérien, ainsi que les projets de BTP qui se développent à la vitesse grand V dans le Rio Muni. De quoi assurer l’indépendance du pays dans ce domaine. Les surplus pourraient être exportés dans la sous-région, où les besoins sont également en hausse.