Politique

Nana Konadu Rawlings dans les pas de Jerry

L’ex-première dame du Ghana brigue l’investiture du parti fondé par son mari pour l’élection présidentielle de décembre 2012.

« En allant chercher les formulaires de candidature aujourd’hui, je marque le début du chemin qui conduira le Ghana là où il convient qu’il aille. » Nous sommes le 3 mai. Nana Konadu Agyeman-Rawlings vient déposer son dossier de candidature à l’investiture du Congrès national démocratique (NDC, au pouvoir) pour la présidentielle de décembre 2012. Elle et Samia Nkrumah sont les premières femmes à se lancer dans la course à la présidentielle au Ghana. L’ex-première dame, qui aura 63 ans le 17 novembre, bénéficie de solides soutiens au sein du NDC. Il y a certes des compagnons de son mari, Jerry Rawlings, mais aussi une frange importante de femmes et de jeunes. Mère de quatre enfants, cette princesse ashantie, née à Cape Coast, d’un père notable à la cour royale de l’asantehene (roi des Ashantis de Kumasi), s’appuie aussi sur sa communauté, l’une des plus importantes du pays.

Frustration

Nana Konadu Rawlings surfe sur la frustration des militants du NDC, qui se disent oubliés par la politique du président John Evans Atta Mills, candidat à sa propre succession. Son message est partout le même : « La majorité des membres et sympathisants du NDC reconnaît que notre présidence actuelle n’a pas de vision pour le parti et n’est pas motivée par le désir de perpétuer les idéaux d’intégrité, de responsabilité, de liberté et de justice dans le pays. »

Derrière l’ex-première dame se profile l’ancien président, dont la popularité est restée intacte au Ghana, où il est vu comme le « père de la démocratie ». Un atout majeur pour Nana, mais aussi, d’une certaine manière, son talon d’Achille. Les pro-Mills l’ont bien compris, qui l’attaquent sur la « traîtrise » de son époux, autrement dit la tentative de fragilisation du parti qu’il a fondé en juillet 1992. Pour Richard Quashigah, secrétaire chargé de la propagande du NDC et indécrottable pro-Mills, « Nana Konadu n’est pas un cheval gagnant ». Qu’importe : avec son éternel sourire, cette catholique pratiquante, qui a fait ses études supérieures à l’Université des sciences et technologies Kwame Nkrumah et à l’Université Johns Hopkins dans le Maryland, revendique « le socialisme vrai ».

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