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Révolutions arabes : l’exception algérienne

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Algérie : Riad Labadi, un trentenaire entreprenant

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Mis à jour le 18 juillet 2011 à 18:20

Riad Labadi. © D.R.

Il a passé son bac au prestigieux lycée Descartes à Alger en 1994, au moment où les soubassements de la république subissaient les assauts meurtriers des Groupes islamiques armés (GIA). Riad Labadi a 18 ans quand il s’inscrit à l’université Luigi-Bocconi, à Milan, dont il sort en 2000 nanti d’un diplôme en marketing. Un stage professionnel à Telecom Italia fait naître chez lui la passion des technologies de l’information et de la communication. Labadi revient en Algérie en 2002 pour mettre ses talents au service de Gecos, premier fournisseur privé d’accès à internet, puis lance, avec quelques associés, sa première start-up, Vocalone Telecom, opérateur de téléphonie via le Net (VoIP). En 2006, il fonde l’entreprise Telco, spécialisée dans la sécurité électronique, la géolocalisation et les solutions aux entreprises, et dont il est directeur général.

Ce qui l’agace : la méfiance chronique à l’égard de toute innovation

Son objectif : organiser des assises de la jeunesse avant la fin de l’année

Obstacles bureaucratiques, climat des affaires peu propice et, surtout, méfiance chronique à l’endroit de toute innovation portée par la jeunesse incitent Riad Labadi à l’action syndicale. Il crée l’Association des jeunes entrepreneurs. Son énergie, sa ténacité et sa gouaille font le reste.

Au cours des états généraux de la société civile, Riad Labadi surprend l’auditoire quand il annonce sa ferme intention d’organiser, avant la fin de l’année, des assises nationales de la jeunesse, hors de toute chapelle ou tutelle. Nul doute qu’il y parviendra.