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Cet article est issu du dossier «Afrique : que vaut le bac ?»

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Société

RDC : l’Exétat tient le choc

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Yann, lycéen congolais à Brazzville, révise avant de passer les oraux du baccalauréat.

Yann, lycéen congolais à Brazzville, révise avant de passer les oraux du baccalauréat. © Baudoin Mouanda

Ils étaient 485 740 « finalistes » à se présenter, le 20 juin dernier, à l’Examen d’État – « Exétat » pour les initiés –, nom du baccalauréat en RDC. Avec 11 % de finalistes de plus qu’en 2010, cette session « s’est, dans l’ensemble, bien déroulée », assure Maker Mwangu Famba, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel.

De fait, en dépit de l’immensité du de la RDC, des défaillances de l’État et de la persistance de la violence dans certaines régions, l’Exétat tient le choc. Avec quelques ratés cependant, notamment dans la province de l’Équateur, où les élèves de la ville de Bomongo ont trouvé, le premier jour des épreuves, portes closes dans les trois centres d’examen. Une enquête doit être ouverte.

Autre bonne nouvelle, la participation à l’examen n’a pas été subordonnée au paiement préalable de frais d’inscription. Une décision à laquelle n’est sûrement pas étrangère la manifestation d’élèves à Kisangani, en avril dernier, qui protestaient contre son montant et l’obligation d’acheter cinq manuels scolaires essentiels, pour un coût d’environ 28 dollars (19 euros), alors que le revenu mensuel moyen est d’environ 15 dollars.

À la mi-juillet, les résultats de Kinshasa affichaient un taux de réussite de 69 %, contre 65 % en 2010. Mais, comme depuis plusieurs années, les meilleurs lauréats sont issus, pour l’essentiel, des institutions religieuses, en particulier catholiques. 

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