Politique

Sahara : Polisario Connection

Militaires sahraouis, en février 2011.

Militaires sahraouis, en février 2011. © Dominique Fager/AFP

Les violents affrontements qui ont opposé, du 7 au 11 septembre, dans le nord-ouest du Mali, deux bandes de trafiquants de drogue – et qui se sont soldés par au moins cinq morts – sont le reflet de la compétition acharnée entre « filière saharienne » et « filière sahélienne » dans le no man’s land des frontières avec l’Algérie et le Niger.

Selon nos informations, tout a commencé le 7, lorsqu’un groupe de Touaregs maliens et nigériens a enlevé en territoire algérien trois Sahraouis de la tribu des Reguibat fokra, dont le commandant Hartane Ould Zouida, chef de la 1re région militaire du Front Polisario et proche parent du président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz. Les Touaregs reprochaient aux Sahraouis d’avoir détourné à leur profit une cargaison de 1,3 tonne de drogue.

Rançon

Après avoir tenté de parlementer avec les ravisseurs, qui exigeaient une rançon et la restitution du stock, les Sahraouis ont lancé le 11 une opération commando pilotée depuis le camp de Rabbouni, non loin de Tindouf. Apparemment sans succès. Déjà, en décembre 2010, une quinzaine de trafiquants sahraouis anciens combattants du Polisario avaient été arrêtés lors d’une opération conjointe mauritano-malienne non loin de la frontière avec l’Algérie.

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