Société

ORTM : lancement de la deuxième chaîne publique en bonne voie

L'objectif annoncé est d'offrir une chaîne plus jeune pour une cible urbaine. © Sébastien Rieussec

Ça bouge enfin à l’ORTM. Longtemps dans les cartons, le projet de lancement d'une deuxième chaîne publique au Mali se concrétise.

Études, réunions, propositions, contre-propositions, nouvelles discussions et « re-concertations ». Depuis sa nomination à la tête de l’Office de radiodiffusion-télévision du Mali (ORTM) en mai dernier, Baly Idrissa Sissoko n’a pas une minute à lui.

L’ex-conseiller à la communication de l’ambassade du Mali en France a une mission de première importance : redynamiser la chaîne de la télévision nationale (qui a commencé à émettre en 1983) et activer le lancement de la seconde chaîne, sur laquelle travaillait son prédécesseur, Sidiki N’Fa Konaté, nommé ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement en avril.

Plus de jeux. Un projet qui depuis longtemps tient à cœur au chef de l’État, lequel a manifesté à maintes reprises son désir de la voir émettre avant la fin de son second et dernier mandat, en 2012.

« L’objectif est d’avoir une chaîne plus jeune, qui s’adresse à un public urbain, tourné vers le monde, la modernité, les nouvelles technologies. Il y aura plus de divertissements et de jeux que sur la première chaîne », explique Baly Idrissa Sissoko. La nouvelle chaîne émettra dans un premier temps sur Bamako, avant de couvrir progressivement tout le territoire national. En attendant son lancement, la cinquantaine d’agents de l’ORTM qui vont être affectés à la future chaîne suivent des formations intensives organisées en partenariat avec Canal France International, tandis que l’équipe dirigeante multiplie les missions à l’étranger, en particulier dans la sous-région, pour voir comment cela se passe dans les autres pays.

Côté matériel, deux cars-régies de quatre et douze caméras ont été commandés (le premier vient d’être livré) et la construction des nouveaux locaux a commencé le 21 septembre.

La perspective de libéralisation du paysage audiovisuel – qui sera probablement mise à l’étude lors de la prochaine session parlementaire – n’effraie pas le directeur de l’ORTM. « Un peu de concurrence n’a jamais fait de mal, plaisante-t-il. Ce sera comme avec l’arrivée des radios privées : la Chaîne 2 de la radio nationale [station FM du district de Bamako, NDLR] est toujours numéro un en termes d’audience parce qu’elle fait du bon travail. » 

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