Droits de l’homme

Venezuela : Lopez contre Chavez

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López, chef du parti de centre droit Voluntad Popular, peut briguer la magistrature suprême.

López, chef du parti de centre droit Voluntad Popular, peut briguer la magistrature suprême. © Carlos Garcia Rawlins/Reuters

Âgé de 40 ans, l’opposant Leopoldo López a été autorisé par la Cour interaméricaine des droits de l’homme à se présenter à la présidentielle de 2012. Ce qui n’est pas du goût du chef de l’État sortant, Hugo Chávez…

L’opposition vénézuélienne compte une nouvelle figure dans ses rangs. Leopoldo López, 40 ans, a obtenu l’autorisation de briguer un mandat. Accusé de financement illégal de parti politique et de détournements de fonds, il en était interdit depuis trois ans. Mais si la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a rendu une telle décision, elle n’a pas pour autant levé les poursuites à son encontre.

Fort de deux mandats de maire dans la localité de Chacao, à Caracas, López est le chef du parti de centre droit Voluntad Popular. Déjà écarté de la course à la présidentielle pour les mêmes raisons en 2006, il n’a cessé de nier les faits qui lui sont reprochés et de dénoncer une machination politique.

Cette fois, il a annoncé sans tarder sa candidature à la magistrature suprême. Le 12 février prochain, il devrait donc participer aux primaires de l’opposition, dont le vainqueur affrontera Hugo Chávez le 7 octobre. Le président sortant vise un troisième mandat consécutif de six ans et tente de faire taire les rumeurs sur la dégradation de son état de santé, alors qu’il vient de rentrer d’une quatrième séance de chimiothérapie à La Havane.

Son gouvernement n’a apparemment nulle intention de respecter la décision de la CIDH. « Ma coupe de cheveux a plus de valeur que cette Cour », a tempêté Chávez, qui, afin d’empêcher l’opposition de s’organiser, a choisi d’avancer la date du scrutin de deux mois. Son futur adversaire aura d’autant plus de peine à marquer des points que le président est omniprésent à la télévision.

Surtout, la Cour suprême du Venezuela – dont l’opposition redoute le manque d’objectivité – doit rendre son propre verdict dans l’affaire López. Les démêlés de ce dernier avec la justice ne sont donc pas forcément terminés… En attendant, il reste le mieux placé face au président sortant, devançant dans les sondages Henrique Capriles Radonski, le gouverneur de l’État de Miranda, Antonio Ledezma, l’ex-maire social-démocrate de Caracas, Pablo Pérez, le gouverneur de l’État de Zulia, et María Corina Machado, une députée indépendante.

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