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Royaume-Uni : Tony Blair, consultant économique au Kazakhstan

Tony Blair s’est trouvé un job en or… noir ! Recruté comme consultant par le Kazakhstan, l’ancien Premier ministre britannique devrait toucher 9,2 millions d’euros par an. De quoi lui faire oublier que cette ex-république soviétique gorgée de pétrole n’est pas un modèle de démocratie.

Mis à jour le 11 novembre 2011 à 09:45

Au pouvoir depuis 1989, Noursoultan Nazarbaïev, réélu cette année avec plus de 95 % des voix, n’hésite pas à faire arrêter ou assassiner ses opposants, à museler la presse et à interdire tout autre parti que le sien. Lors de son dernier voyage à Astana, en mai, Blair s’était pourtant félicité des « extraordinaires réalisations du Kazakhstan ».

Chargé de moderniser l’économie et d’attirer des investisseurs, l’ancien Premier ministre a formé une équipe composée d’Alastair Campbell, son ex-directeur de communication, et de Jonathan Powell, son ancien chef de cabinet à Downing Street. C’est à Londres, en 2000, que Blair avait fait la connaissance de Nazarbaïev. L’autocrate avait tenu dans ses bras son fils, Leo, alors âgé de six mois.

Depuis son départ du gouvernement, Tony Blair a amassé une fortune estimée entre 23 et 57 millions d’euros. À la tête de Tony Blair Associates, il conseille le gouvernement koweïtien, un fonds d’investissement d’Abou Dhabi et la banque américaine JP Morgan. Membre du Quartette pour le Proche-Orient depuis 2007, il est très critiqué pour la faiblesse de son action sur le terrain.