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Les 50 qui font la Côte d’Ivoire

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Les 50 de la Côte d’Ivoire : les survivants de l’ère Gbagbo

La plupart des anciens barons du FPI sont en prison ou en exil, réduits ou s’astreignant au silence. Mais certains l’ont jouée plus fine et rêvent encore d’un avenir politique en Côte d’Ivoire.

Mis à jour le 23 novembre 2011 à 11:16

Mamadou Koulibaly a créé sa propre formation en août. © Falonne pour J.A.

Absent à l’investiture du président déchu, le 4 décembre 2010, Mamadou Koulibaly a été le premier à reconnaître la victoire de Ouattara et les dérives du régime Gbagbo. Assurant l’intérim du Front populaire ivoirien (FPI), le président de l’Assemblée nationale voulait refonder un projet politique. Mis en minorité, il a claqué la porte du parti et créé, en août, sa propre formation, Liberté et démocratie pour la République (Lider). Son pari : proposer aux Ivoiriens un projet de société moderne et libérale à la présidentielle de 2015. En attendant, s’il participe au scrutin, Koulibaly tentera de conserver son poste de député de Koumassi, une commune d’Abidjan, le 11 décembre prochain.

Le nouveau président par intérim du FPI est Sylvain Miaka Oureto, l’ancien secrétaire général du parti. Député de Soubré, il passe pour un modéré. Interlocuteur privilégié des nouvelles autorités, il négocie actuellement la participation de son parti aux législatives. Mais il doit composer avec les cadres exilés au Ghana, dont une partie considère toujours Gbagbo comme président légitime. C’est le cas de Justin Koné Katinan, ministre du Budget du dernier gouvernement Aké N’Gbo, qui intervient régulièrement au nom du président déchu, dont il assure être le porte-parole.