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Les 50 qui font la Côte d’Ivoire

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Société

Les 50 de la Côte d’Ivoire : le roi, l’imam et l’archevêque

Aux côtés de Charles Konan Banny, trois sommités – un notable et deux religieux – forment le présidium de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation en Côte d’Ivoire.

Mis à jour le 30 novembre 2011 à 12:30

Le roi, l’imam et l’archevêque (de g. à dr.) au service de la réconciliation ivoirienne. © Issouf Sanogo/AFP

Leur désignation à la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) n’a fait l’objet d’aucune critique, dans un pays où tout le monde ou presque est soupçonné de partialité. Sa Majesté Désiré Amon Tanoé, roi des N’Zima-Kotoko, Cheikh Boikary Fofana, président du Conseil supérieur des imams, et Mgr Paul-Siméon Ahouana Djro, archevêque de Bouaké, sont les premier, deuxième et troisième vice-présidents de la CDVR. Ils forment avec Charles Konan Banny le présidium de cette structure.

Début octobre, Alassane Ouattara a fait le déplacement à la cour royale de Grand-Bassam pour présenter ses condoléances à Désiré Amon Tanoé après le décès de sa mère. Jusque-là, le numéro un ivoirien s’était abstenu de faire cette civilité à ses proches qui avaient perdu un parent. Quant à Cheikh Boikary Fofana, rentré des États-Unis, où il était en exil, il a fini par s’imposer comme le leader spirituel le plus crédible de la communauté musulmane. Enfin, l’archevêque n’est certes pas le plus charismatique des prélats ivoiriens, mais il reste sans doute le plus légitime : Paul-Siméon Ahouana Djro a souvent joué le rôle de modérateur secret entre Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et feu Robert Gueï.