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Cet article est issu du dossier «Bénin : Boni Yayi II ou l'éloge de la rigueur»

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Politique

Bénin : le président et ses conseillers particuliers

| Par Jeune Afrique
Thomas Boni Yayi, président du Bénin.

Thomas Boni Yayi, président du Bénin. © AFP

Proches collaborateurs du chef de l’État, ils sont de ceux qui font et défont les réformes. Présentation des éminences grises du Bénin qui « hantent » le palais de la Marina.

La nouvelle avait fait grand bruit dans le landerneau béninois. Deux mois après sa réélection, Thomas Boni Yayi avait procédé à des « réaménagements techniques » à la présidence. « Certains conseillers s’étaient présentés au palais comme tous les jours, mais ils ont été sommés de rentrer chez eux, sans explications », se souvient un habitué du palais de la Marina. Malgré ce coup de théâtre, les plus fidèles stratèges du cabinet présidentiel ont été reconduits, certains, même, avec des pouvoirs renforcés.

C’est le cas d’Édouard Ouin-Ouro, l’ex-directeur général adjoint du cabinet civil du chef de l’État. Il s’est vu confier le secrétariat général de la présidence. « Bien trop de pouvoirs dans les mains d’un seul homme », maugrée-t-on dans les couloirs de la présidence comme dans ceux de la primature. Parmi ses attributions, rien de moins, en effet, que « la conduite de la politique de la nation » et « le suivi de l’activité gouvernementale ». Presque autant de prérogatives que le Premier ministre, Pascal Koupaki, dont la fonction n’est par ailleurs pas inscrite dans la Constitution. Bien que la presse locale se plaise à se faire l’écho de tensions persistantes entre les deux hommes, l’un et l’autre veillent à afficher, devant le chef de l’État, une image d’unité.

Également reconduite dans ses fonctions de conseillère spéciale aux Affaires diplomatiques, l’ex-ministre des Affaires étrangères (2006-2007) Mariam Aladji Boni Diallo, qui n’a aucun lien de parenté avec le président, reste tout aussi discrète qu’efficace. Elle est au cœur des réflexions sur la place du Bénin dans le monde. On l’a vue très active sur le dossier de la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), disputée par le Bénin et le Burkina Faso, et elle ne manquera pas de l’être tout autant sur celui de la remise en selle du Conseil de l’entente, qui a réuni début décembre, à Cotonou, les chefs d’État béninois, burkinabè, ivoirien, nigérien et togolais. Mariam Aladji Boni Diallo accomplit sa mission parallèlement à celle d’Edgard Kpatindé, officiellement chargé des relations politiques et économiques avec l’Union européenne et la Russie, mais dont les conseils s’étendent bien au-delà.

Indéboulonnable

Un nouveau venu, l’ex-directeur de la Société de gestion des marchés (Sogema) Joseph Tamégnon, a fait son entrée au cabinet présidentiel en tant que conseiller technique à l’Économie, au côté du professeur Fulbert Géro Amoussouga, directeur de l’École doctorale de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’université d’Abomey-Calavi, et président du Conseil d’analyse économique. Bien entendu, l’indéboulonnable Amos Elègbè reste conseiller politique du chef de l’État. Les rouages et coulisses de la démocratie béninoise n’ont aucun secret pour ce professeur de géographie qui a servi sous tous les présidents depuis Kérékou. Et qui, à coup de phrases cinglantes, prend un malin plaisir à ramener l’opposition à ses contradictions. 

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