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Cet article est issu du dossier «Pétrole et Gaz : les enjeux des prochaines années»

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Politique

Libye – Pétrole : convalescence éclair

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Un ouvrier dans le champ pétrolier d'Amal, le 7 octobre 2011.

Un ouvrier dans le champ pétrolier d'Amal, le 7 octobre 2011. © Reuters

La production de pétrole reprend plus rapidement que prévu. Elle devrait retrouver mi-2012 son niveau d’avant le conflit.

Deux mois après la mort de Kadhafi, comment va la Libye ? Et plus exactement, comment va le secteur pétrolier ? Réponse : mieux que prévu. Paolo Scaroni, le patron de l’italien ENI, premier producteur étranger du pays, ne cachait d’ailleurs pas sa satisfaction lors du Congrès mondial pétrolier de Doha début décembre. « La production d’ENI [en Libye, NDLR] est actuellement proche des 200 000 barils équivalent pétrole par jour », contre 280 000 avant la crise, a-t-il dit. Une situation rassurante pour le groupe italien, qui tire du pays presque un tiers de sa production totale. Serein, Paolo Scaroni l’est aussi sur l’avenir d’ENI à Tripoli, alors que Rome avait tardé à reconnaître le Conseil national de transition (CNT) et que d’aucuns anticipaient déjà une remise à plat des contrats. « Je n’ai jamais été inquiet à ce sujet », a rétorqué l’Italien.

Satisfaction française

Le français Total est lui aussi doublement satisfait. Fin novembre, Jacques Marraud des Grottes, directeur Afrique, confiait que le pétrolier avait recouvré une production de 49 000 barils par jour, contre 55 000 auparavant. « Toutes nos opérations en mer ont redémarré, a-t-il précisé, mais nous attendons que les infrastructures portuaires soit opérationnelles pour relancer nos activités à terre. » L’autre motif de satisfaction tient au fait que la France – et donc indirectement le groupe pétrolier français – sort renforcée de la crise, dans un pays assis sur les premières réserves d’or noir d’Afrique.

Les choses se passent donc plutôt bien pour la Libye, qui n’envisageait pas de retrouver son précédent niveau de production avant deux ans. « Le pays produit actuellement 1 million de barils par jour », a indiqué Abdallah el-Badri, secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Toujours selon l’Opep, Tripoli devrait revenir à 1,3 million de barils par jour à la fin du 1er trimestre 2012 et à 1,6 million, soit sa production d’avant-guerre, à la fin du second trimestre. Tripoli espère même atteindre dans les années à venir 2 millions de barils par jour. 

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