Culture

L’hommage du Sénégal à Béjart

« Ah ! il faudra un jour que ce soient des Africains qui dansent le Sacre du printemps », disait Maurice Béjart. Son vœu est enfin réalisé. Les 25 et 27 octobre, vingt danseurs professionnels originaires du Sénégal, du Mali, du Congo et du Tchad ont interprété des extraits du ballet mythique créé en 1959 (musique d’Igor Stravinsky, bien sûr), œuvre du chorégraphe décédé à Lausanne le 22 novembre 2007. Un bel hommage rendu à Dakar et à Saint-Louis, villes auxquelles il était très attaché. La première a vu naître en 1977, à son initiative et avec le soutien du président Léopold Sédar Senghor, l’école de danse Mudra Afrique, qui fut dirigée jusqu’à sa fermeture, cinq ans plus tard, par la chorégraphe franco-bénino-sénégalaise Germaine Acogny. La seconde fut le berceau de son père, le philosophe français Gaston Berger, petit-fils de la Goréenne Fatou Diagne.â©« Béjart aimait à rappeler ses origines sénégalaises, il était impensable que ce pays ne lui rende pas hommage, d’autant qu’il était très proche de Senghor, rappelle Gacirah Diagne, présidente de l’association Kay Fecc, qui a organisé ces manifestations patronnées par le ministère sénégalais de la Culture, la France, la Suisse et la Belgique, notamment. Nous avons proposé au public des spectacles de danse novateurs avec projections d’images et lecture de textes. Germaine Acogny a même dansé en solo sur Offrande, un poème de Senghor. » â©L’hommage se poursuivra jusqu’au 15 novembre avec une exposition itinérante de photographies et des projections de films. 

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte