BTP & Infrastructures

APM Terminals multiplie les projets en Afrique

| Par Jeune Afrique
Le futur méga-port de Badagry doit permettre au Nigeria de pouvoir absorber la croissance attendu de ses trafics conteneurisés, prévus pour atteindre les 10 millions d’EVP d’ici trente ans, contre moins d’1,5 millions en 2011.

Le futur méga-port de Badagry doit permettre au Nigeria de pouvoir absorber la croissance attendu de ses trafics conteneurisés, prévus pour atteindre les 10 millions d'EVP d'ici trente ans, contre moins d'1,5 millions en 2011. © DR

Les responsables d’APM Terminals (APMT), filiale portuaire du groupe danois AP Moller Maersk (APMM) font notamment avancer le projet de méga-port de Badagry, au Nigeria.

Les responsables d’APM Terminals (APMT), filiale portuaire du groupe danois AP Moller Maersk (APMM) ont rencontré le 12 juin dernier à la Hague, Olusegun Aganga, le ministre nigérian de l’Industrie, du Commerce et des Investissements. Les discussions ont porté sur le futur méga-port de Badagry, qu’APMT projette de construire d’ici à 2016, à une cinquantaine de kilomètres de Lagos. Dimensionné pour devenir l’un des plus grands terminaux en eau profonde du continent, Badagry devrait disposer de 7 kilomètres de quai, adossés à une zone de stockage de plus de 1 000 hectares. Il sera en mesure de traiter aussi bien les trafics conteneurisés, que les vracs solides et liquides, les services rouliers ainsi que les opérations liées au secteur de l’offshore pétrolier et gazier. Un terminal fluvial est également à l’étude, ainsi qu’une zone franche pouvant accueillir une raffinerie et une centrale thermique, en plus des magasins de stockages pour les marchandises. Le projet, dont APMT n’a toujours pas annoncé le montant global, semble avoir convaincu le ministre, « impressionné par ce projet qui doit accompagner le développement industriel du pays ». Il doit déjà permettre au Nigeria de pouvoir absorber la croissance attendu de ses trafics conteneurisés, prévus pour atteindre les 10 millions d’EVP d’ici trente ans, contre moins d’1,5 millions en 2011.

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Multiplication des investissements

Deuxième opérateur portuaire en Afrique, avec neuf terminaux, AMPT multiplie les investissements sur le continent. « Nous nous sommes engagés l’an dernier sur 175 millions de dollars et nous comptons poursuivre sur un rythme identique pour répondre aux besoins des pays africains », a déclaré aux Pays-Bas, Peder Sondergaard, le directeur général d’APMT pour l’Afrique et le Moyen-Orient. Toujours au Nigeria, la compagnie a investi plus de 200 millions de dollars depuis 2006 sur Apapa devenu aujourd’hui le terminal le plus actif de toute l’Afrique de l’Ouest, avec près de 620 000 boîtes manutentionnées en 2012. APMT prévoit d’injecter 135 millions supplémentaires pour pouvoir traiter 1,2 millions d’EVP dès 2014, pendant que sur le port de Onne, l’opérateur a déjà déboursé 30 millions de dollars pour doubler ses capacités. A Monrovia, au Liberia, la compagnie vient d’investir 145 millions de dollars pour construire un nouveau quai et doit démarrer prochainement la réalisation d’un terminal à conteneurs flambant neuf et tout équipé.

Sur Tema, APMT a payé 100 millions de dollars pour pouvoir traiter 1 million d’EVP chaque année et 40 millions de dollars pour améliorer ses capacités de manutention sur Abidjan. En attendant les investissements à venir sur le futur deuxième terminal à conteneurs (TC2) de la capitale économique ivoirienne, qu’APMT, associé à Bolloré Africa Logistics (BAL), a remporté en mars dernier.

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