Société

Vu de Dakar

Par - Cécile Sow, à Dakar
Mis à jour le 16 décembre 2008 à 14:59

Dans son pays d’origine, le président de l’Olympique de Marseille (OM) jouit d’une réputation flatteuse. « Charmant et travailleur, homme de convictions, généreux… », telles sont les réponses entendues lorsqu’on évoque le nom de Pape Diouf. On le dit discret, mais aucun de ses passages au Sénégal ne reste inaperçu. Cela commence dès l’aéroport, où il ne viendrait à l’idée d’aucun douanier de lui demander son passeport. En ville aussi, l’homme ne laisse personne indifférent. Le 11 octobre dernier, il a été vu au stade Léopold-Sédar-Senghor de Dakar pour un match des Lions de la Teranga contre les Scorpions de Gambie comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et du Mondial 2010. Sans cesse interpellé par les journalistes sportifs, l’ancien homme de presse, qui a entre autres lancé au Sénégal en 1991 l’hebdomadaire Le Sportif, ne refuse quasiment jamais de livrer ses impressions sur un joueur, une rencontre…

Pape Diouf trouve également toujours le temps de suivre les « grands dossiers » du foot sénégalais pour éventuellement faciliter des négociations importantes. Son carnet d’adresses, son entregent peuvent faire la différence. Et on lui doit par exemple le recrutement de Bruno Metsu, cet entraîneur français qui avait mené la sélection nationale en quart de finale du Mondial 2002… À l’exception d’une amitié avec l’ancien ministre des Sports et magistrat Youssoupha Ndiaye, membre du Comité international olympique, on ne lui connaît aucune relation avec des leaders politiques. Adepte du ballon rond, agent de joueurs, Diouf n’aime guère s’aventurer hors des limites de son terrain de jeu.