Économie

Quand les PC jouent les prolongations

L’autonomie est l’un des trois axes de développement du marché des ordinateurs portables. HP promet une journée sans recharger les batteries. Voire.

Par - Claude Cadelu
Mis à jour le 17 décembre 2008 à 16:18

Les ventes d’ordinateurs portables ont pour la première fois dépassé celles des PC de bureau au troisième trimestre 2008 aux États-Unis, note le cabinet d’études de marché IDC, avec 55,2 % des ventes, soit 9,5 millions d’unités. Et, d’après l’institut iSuppli, les ventes de PC de bureau dans le monde vont reculer de 5 % en 2009 et celles de portables vont croître de 15 %. Sur ce marché prometteur, les constructeurs s’orientent dans trois directions principales. La plus récente est celle des mini-PC, aussi appelés netbooks ou ultraportables low cost, en raison de leur prix inférieur à 300 euros. Ces ordinateurs au format A5 et pesant environ 1 kilo ont le vent en poupe. Selon Gartner, leurs ventes en France ont bondi de 95 % au troisième trimestre 2008, à 259 000 unités, pour représenter 15 % du marché des portables. IDC estime que les ventes dans le monde atteindront 30 millions d’unités en 2012, soit un chiffre d’affaires de 10 milliards de dollars.

Deuxième segment, le marché des ordinateurs ultrafins et ultralégers, jadis appelés ultraportables avant que leur variante bon marché voie le jour. Il s’agit de machines haut de gamme dotées d’écrans géants et de processeurs performants, pour un poids et un encombrement minimaux. C’est le cas du MacBook Air d’Apple (à partir de 1 699 euros) d’une épaisseur de 0,4 à 1,94 cm. Le X360 de Samsung, équipé d’un écran de 13,3 pouces, ne pèse que 1,27 kg grâce à sa robe en alliage de magnésium. Le Lenovo ThinkPad X301, pour un poids similaire, intègre un graveur de DVD, tandis que Sony propose un Vaio poids plume doté d’un lecteur Blu-ray.

Dernière catégorie, celle des portables conciliant légèreté, puissance et grande autonomie. Sur ce créneau, HP vient de lancer son EliteBook 6930p, équipé d’un écran de 14,1 pouces. Il peut fonctionner pendant 24 heures sans être rechargé. Beaucoup plus que le Portégé R600 de Toshiba, équipé d’un écran de 12,1 pouces, pour un poids de 1,08 kg avec un graveur de DVD intégré, une épaisseur de 25,5 mm et une autonomie de 10 heures (voir tableau).

Les technologies actuelles de batteries rechargeables ne permettent guère plus et, pour parvenir aux 24 heures d’autonomie promises, HP joue sur différentes astuces de personnalisation de l’ordinateur. Elles sont généralement assez coûteuses. La configuration de base à 1 254 euros peut ainsi recevoir une deuxième batterie facturée 214 euros et offrant 10 heures d’autonomie supplémentaire. HP propose aussi de remplacer Windows Vista, trop gourmand en énergie avec ses effets de transparence, par Windows XP. Même l’écran de 14,1 pouces peut être changé par un modèle utilisant un rétroéclairage plus économe, grâce à la technologie LED. Enfin, le disque dur mécanique est remplacé par une mémoire flash (500 euros), ce qui permet de diviser par trois la consommation d’électricité.

Avec tous ces changements, le PC de HP revient à 2 500 euros et, à l’usage, on obtient une autonomie d’une journée… à condition de réduire de moitié la luminosité de l’écran, de ne pas trop solliciter le processeur et de renoncer aux connexions à Internet sans fil.