Culture

Courrier des lecteurs

Voici la suite des messages adressés à la rédaction de Jeune Afrique à l’occasion du numéro spécial 2500.

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Mis à jour le 17 décembre 2008 à 17:06

Guerre à la guerre

– Que dire à une équipe qui a baroudé cinquante ans ? Tout simplement chapeau pour les services rendus avec une remarquable persévérance. Et la lutte continue… La relève est la chose la moins partagée en Afrique, certes, mais je me rassure quand je lis les jeunes signatures dans J.A.

Notre continent est laminé par d’interminables guerres, qui ont malheureusement encore de beaux jours devant elles. C’est pourquoi je souhaite que J.A. mène le combat pour la mise en place de tribunaux internationaux afin de poursuivre les acteurs directs et indirects d’une guerre dès son déclenchement (et pas à la fin du conflit, quand il est trop tard).

Djérambété Bendoye, Tchadien vivant aux Comores

 

Force morale

– Notre Jeune Afrique a fait du chemin. Près d’un demi-siècle de travail acharné pour que rayonne notre continent. Une épopée qui n’a pas été facile, il est vrai, mais dont l’espoir et la réussite ont toujours été au bout du tunnel.

Oui, l’Afrique a ses richesses et sa pauvreté, mais aussi ses grandeurs et ses décadences. C’est le continent de toutes les valeurs, et, malgré ses tourments, elle est tournée vers l’avenir et rien ni personne ne saurait l’en détourner.

Il y a plus de quarante-sept ans, Béchir Ben Yahmed écrivait : « Nous sommes faibles, mais […] précisément, nous avons une grande force morale qu’appréhendent ceux-là mêmes qui parlent avec une hauteur apparente (et une “frousse” cachée) des “multitudes innombrables et misérables”. »

N’en doutons pas : cette force morale est le ressort de notre renaissance.

Maintenant que l’Afrique a donné un président aux États-Unis d’Amérique, cristallisant ainsi le rêve de Martin Luther King et aussi celui de millions de jeunes qui refusent d’être vus et considérés autrement que comme Africains, il n’est plus permis de douter de sa fertilité et de sa sagesse.

Ali Jouani, Tunis, Tunisie

 

Plus d’environnement

– J’ai le plaisir de vous communiquer mes commentaires au sujet de Jeune Afrique :

– il faudrait une meilleure couverture des pays anglophones et plus d’informations sur la Corne de l’Afrique (Érythrée, Éthiopie, Djibouti, Somalie) ;

– je propose un résumé mensuel des événements par pays ;

– vous devez maintenir la rubrique sciences et technologies, avec un accent sur l’environnement et le changement climatique, ainsi que des conseils concernant les actions positives que chacun peut entreprendre (le recyclage des ordures, par exemple).

La cruelle vérité est qu’il y a trop d’humains sur la Terre, une quantité totalement insoutenable pour les ressources de la biosphère. Le modèle actuel « croissance et consommation » commence à s’effondrer. Aucun gouvernement ou homme politique n’ose aborder ce thème !

Hubert Matthes, Jimena de la Frontera, Espagne

 

Ne rien changer ! 

– On observe depuis plusieurs années que beaucoup de journalistes adaptent leur plume en fonction des parts de marché. Je refuse qu’il en soit ainsi pour J.A., qui a toujours privilégié le devoir d’informer au détriment de l’argent, préférant ainsi rester crédible aux yeux de ses lecteurs. Impartialité et transparence, qui ont toujours été son credo, expliquent sa longévité.

Si vous voulez bien tenir compte de ma suggestion : ne rien changer !

Demha Orbisso, Djibouti

 

Longue vie à J.A. !

– Que pouvons-nous souhaiter à Jeune Afrique à l’occasion de son 2500e numéro ? Sans doute de voir son 5000e numéro ! Eh oui, je le dis sincèrement. Les milliers de lecteurs de J.A. ne peuvent plus se passer de leur journal. Ma rencontre avec J.A. s’est faite début 2000. Et, depuis, je collectionne tous ses numéros ! Source d’information inégalée sur l’Afrique et le monde, J.A. m’impressionne toujours par le respect irréprochable de son credo : « Dans Jeune Afrique et nulle part ailleurs. » Mon amour pour ce journal m’a fait aimer le journalisme, même si j’ai une formation juridique, et je ne vous cacherai pas que je rêve aujourd’hui de vivre quelques moments dans la « maison Jeune Afrique », et de rencontrer les grands qui font de ce journal ce qu’il est aujourd’hui. Longue vie à mon journal préféré, merci beaucoup à B.B.Y. pour ce « bébé » devenu adulte et merci à tous les journalistes de J.A. pour ce qu’ils font !

Hamza Belloumi, Ariana, Tunisie

 

Liftings réussis

– Aujourd’hui quadra comme J.A., je peux affirmer qu’il a vieilli en se bonifiant. Bien sûr, concurrence oblige, il est passé sur le billard plus d’une fois. Mais là où les femmes défraîchies échouent lamentablement en se faisant tirer la binette, J.A. est miraculeusement passé au travers de ses liftings successifs. Et le résultat est là : parfait, naturel et convaincant. J.A. est un journal qui a une âme. Âme personnifiée par son fondateur, génie discret, penseur à la vision lumineuse. Il a passé le relais à des plumes fraîches, mais son ombre bienveillante plane certainement sur la rédaction. La continuité est assurée, car le mentor a su s’entourer de fines plumes.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais la fidélité est ma seconde nature, et jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais été déçue, par conséquent je persiste et signe.

Myriam Cherrat, par courriel