Politique

Ubu à Bruxelles

Par
Mis à jour le 19 décembre 2008 à 09:07

Le 12 décembre, Nicolas Sarkozy préside, à Bruxelles, son dernier Conseil à la tête de l’UE et défend ses méthodes de management, disons, énergiques. « Je crois, explique-t-il, que c’est ça dont l’Europe a besoin : plus d’ambition et moins de formalisme, de snobisme dans les procédures, les badges, les accrédités, l’ennui mortel des réunions… » À propos de la séance de la veille, il rapporte cette anecdote ubuesque :

« Je me retourne et, m’apercevant que le ministre d’État Jean-Louis Borloo n’est pas là, je demande qu’on le fasse entrer.

– Ben non, on ne peut pas, il n’y a pas assez de chaises.

– On va faire une révolution, un putsch, s’énerve Sarkozy. On va mettre une chaise de plus.

– Ah ! ça ne se fait pas.

– Si vous ne la mettez pas, je vais la chercher moi-même. »

Et le président de conclure, sous les éclats de rire : « Ça, c’est l’Europe qui meurt. »