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Industrie pharmaceutique: cap sur l

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Pendant ce temps, chez les voisins…

Par - Faïza Ghozali
Mis à jour le 19 décembre 2008 à 10:29

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Leader incontesté sur le continent, l’Afrique du Sud a développé une industrie pharmaceutique performante. On se souvient du fameux bras de fer engagé contre les « Big Pharma », remporté par l’État sud-africain en 2001. Au nord, outre la Tunisie, l’Égypte, le Maroc et l’Algérie avancent eux aussi leurs pions.

Concurrent direct du modèle tunisien, le Maroc bénéficie d’une expérience plus ancienne, née dans les années 1960. Fort de 35 sites de production, le royaume couvre 70 % des besoins nationaux et exporte 8 % à 10 % de sa fabrication, selon l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (Amip). Cependant, les médicaments made in Morocco demeurent chers, particulièrement au vu du faible pouvoir d’achat des Marocains, dont la consommation en produits pharmaceutiques est bien moindre qu’en Tunisie et en Algérie.

Justement, l’Algérie est un marché prometteur de 34 millions de consommateurs, couvert par un système d’assurance maladie étendu, auquel les grands laboratoires commencent à s’intéresser. Les Algériens sont les plus gros consommateurs de médicaments et produits pharmaceutiques du Maghreb. D’après le cabinet d’étude Market and Resarch, le marché pharmaceutique algérien se chiffrera à 1,26 milliard de dollars (959 millions d’euros) d’ici à 2012… Le pays, fortement dépendant de l’importation (900 millions d’euros en 2006), amorce depuis peu une reprise en main du secteur. Objectif : relancer une industrie locale.

L’Égypte et ses 72 millions d’habitants font aussi saliver les investisseurs. Quelque 74 sociétés locales couvrent 93 % de la demande. Points faibles : une politique de santé publique défaillante et une faible couverture d’assurance maladie.

Point commun à tous ces pays qui, pourtant, n’en sont pas au même stade : s’ils ne se donnent pas des moyens d’asseoir, au plus vite, une industrie pharmaceutique nationale solide, les « Big Pharma » n’en feront qu’une bouchée.