Dossier

Cet article est issu du dossier «Industrie pharmaceutique: cap sur l»

Voir tout le sommaire
Santé

Amor Toumi

L’ancien directeur de la Pharmacie et du Médicament et du Laboratoire national de contrôle des médicaments est désormais conseiller auprès de l’OMS, à Genève.

Jeune Afrique : Quelles actions l’OMS mène-t-elle en faveur des pays émergents – ou intermédiaires –, comme la Tunisie ?

Pr Amor Toumi : L’OMS a deux missions : d’une part, améliorer et assurer l’accessibilité aux soins et, d’autre part, optimiser la qualité des médicaments sur le marché. Dans le cadre des fonds mondiaux destinés à financer les programmes de soutien aux pays émergents, l’OMS a mis en place depuis cinq ans un programme d’agrément des fournisseurs de médicaments. Celui-ci a permis à une centaine de personnes d’être formées à l’évaluation des dossiers pharmaceutiques, l’inspection des établissements pharmaceutiques et à la préparation de dossiers de médicaments.

Quelle est la position de l’OMS vis-à-vis des génériques ?

Ils constituent un élément fondamental dans l’amélioration de l’accessibilité aux médicaments. D’où l’utilité des normes standard qu’a définies l’OMS pour que les pays émergents disposent des mêmes références. En mai 2008, l’Assemblée mondiale de la santé a examiné une résolution sur l’accès aux médicaments, l’innovation et la propriété intellectuelle. Les priorités des pays développés ne sont pas celles des pays émergents, cependant, des consensus se dégagent.

Qu’en est-il de la lutte contre la contrefaçon ?

Pour l’OMS, il s’agit d’un problème de santé publique et non de propriété intellectuelle. J’ai eu à visiter certains pays, notamment d’Afrique subsaharienne, où l’on ne peut qu’être choqué par certaines dérives des marchés de la rue. L’OMS a donc mis en place une coalition qui regroupe ses 193 pays membres associés à d’autres acteurs (Interpol, Organisation mondiale des douanes, Conseil de l’Europe aux médicaments, etc.). L’assemblée générale du groupe spécial international chargé de la lutte contre les contrefaçons de produits médicaux (Impact) s’est tenue en Tunisie du 3 au 5 décembre dernier. C’est la première fois que la réunion se tenait en Afrique. Cette assemblée a notamment émis le vœu de voir l’OMS adopter une résolution claire et forte en mai 2009, lors de l’Assemblée mondiale de la santé.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Fermer

Je me connecte