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Les négociations au point mort en Guadeloupe

Nouveau constat d’échec après la journée d’hier: syndicats, patronnat et gouvernement n’ont pas trouvé de terrain d’entente et les négociations n’ont toujours pas abouti.

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Mis à jour le 24 février 2009 à 17:19

Au coeur des discussions qui ont repris ce matin, à 11h (heure locale), la proposition de l’Union des Chefs d’Entreprises Guadeloupéens (UCEG), proche du collectif LKP, d’augmenter les bas salaires de 200 euros en divisant la charge entre les entreprises, les collectivités et l’Etat.

Une proposition approuvée par six organisations patronales largement majoritaires selon le LKP. Seul le Medef l’a rejetée.

La grève encore durcie?

De son côté, Nicolas Desforges, le préfet de Guadeloupe, a affirmé que cette proposition "exède très largement le cadre fixé par l’Etat".

Le collectif LKP est sorti de la réunion d’hier insatisfait et a appelé à un durcissement de la grève, avec une relance de la grève générale et la mise en place de nouveaux barrages à travers l’île.

"Si nous n’avons pas de réponse, les choses ne pourront que s’envenimer" a estimé le leader du LKP, Elie Domota. "Les organisations patronales ont fait une proposition qui va dans le sens de nos revendications, mais une fois de plus l’Etat se débine".