Société

Le Cran n’en a pas fini avec la justice

Une fraction du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) a été déboutée de sa procédure visant à obtenir la désignation d’un administrateur judiciaire pour gérer l’association. Les plaignants, qui ont fait appel, soulignent que le plus important reste à venir : les deux procédures sur le fond visant à destituer Patrick Lozès de la présidence du Cran.

Mis à jour le 21 juillet 2009 à 16:51

Le « directoire » entend mener deux procédures pour annuler la présidence de Patrick Lozès © DR

Le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) toujours divisé. Une fraction dissidente de la fédération a été déboutée le 7 mai d’une procédure en référé qu’elle avait lancée en mars dernier pour obtenir la désignation d’un administrateur judiciaire. En prime, l’autoproclamé « directoire » a été condamné à payer 1 500 euros à la partie adverse pour les frais qu’elle a engagés dans cette affaire.

Appel

« Le juge a estimé que, le Cran étant une fédération, elle pouvait fonctionner indépendamment des gaffes de Patrick Lozès », dont la réélection à la tête du Cran fin 2008 est contestée, indique Me Lin Banouketa, le nouveau conseil du « directoire ».

Le défenseur annonce que ses clients ont interjeté appel. « Pour le principe », mais pas seulement. « Cela nous évitera de payer les 1 500 euros », reconnaît  Emmanuel Ntonga, porte-parole du « directoire ».

Procédures sur le fond

Emmanuel Ntonga qui en veut à l’avocat qui s’est occupé en premier lieu de l’affaire en référé. « Nous n’étions pas d’accord avec sa stratégie. Nous lui avions dit d’orienter la requête sur les dérives de la gouvernance et il s’est concentré sur la désignation d’un administrateur judicaire ».

Un impair que Me Lin Banouketa entend bien réparer en défendant deux procédures sur « le fond » qui, si elles aboutissent, annuleront l’élection de Patrick Lozès. Une audience est prévue le 8 septembre. D’ici là, Me Banouketa va tenter de « regrouper » pour « amoindrir les frais de procédure et d’avocat ».