Cinéma

Saïd Taghmaoui, prophète en son pays

Saïd Taghmaoui dans "G.I. Joe, le réveil du cobra" © Paramount Pictures

Le Festival international du film de Marrakech a rendu hommage mardi à Saïd Taghmaoui, acteur franco-américain d’origine marocaine au succès grandissant.

« Nul n’est prophète en son pays », paraît-il. Et bien l’adage ne s’applique pas à Saïd Taghmaoui. L’acteur franco-américain d’origine marocaine a reçu mardi les hommages du neuvième Festival international du film de Marrakech – comme ses aînés britannique Ben Kingsley et américain Christopher Walken, ou le réalisateur serbe Emir Kusturica.

« Je suis très ému et fier de recevoir cette distinction qui est un hommage à tous les jeunes marocains et immigrés qui rêvent et se battent pour un avenir meilleur », a déclaré Saïd Taghmaoui en recevant l’Etoile d’or des mains de son ami Omar Jaoual, par ailleurs cinéaste et producteur.

Lors d’une conférence de presse, mardi après-midi, il a renouvelé son envie de s’investir dans le cinéma marocain. Plus précisément, il aimerait jouer dans une production marocaine qui « puisse s’exporter à l’international et pourquoi pas être projetée au festival de Cannes ». Il a également confié qu’il travaillait sur deux projets de films avec les marocains Narjiss Nejjar et Nour-Eddine Lakhmari.

Taghmaoui l’Hollywoodien

Saïd Taghmaoui est en pleine ascension. Une ascension fulgurante. Il fait d’ailleurs mentir un autre proverbe : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Aujourd’hui âgé de 36 ans, il a crevé l’écran en France dans La Haine (1995), un film sur les ghettos qu’il a co-écrit avec Mathieu Kassovitz. Le vice-champion de France de boxe anglaise reconnaît que le cinéma « lui est tombé dessus » et lui a évité de sombrer dans la « délinquance ».

Artiste caméléon qui se refuse aux seuls rôles d’Arabe du coin, il a tourné dans Djinns, un film fantastique de Sandra et Hugues Martin avec en toile de fond la guerre d’Algérie. Il s’est également illustré dans Ô Jérusalem, d’Élie Chouraki, et Les Cerfs-Volants de Kaboul, adaptation du best-seller de Khaled Hosseini sur l’Afghanistan. Autre rôle brûlant : celui de Barzan al-Tikriti, frère de Saddam Hussein, dans House of Saddam, une série pour HBO et la BBC.

Le jeune homme, issu d’une famille berbère modeste, cartonne aujourd’hui jusqu’à Hollywood. Le lauréat 2006 de la Pyramide d’or (l’oscar égyptien) a interprété Caesar dans la série à succès Lost, les disparus et incarné le soldat Abel « Breaker » Shaz dans G.I. Joe, le réveil du Cobra (2009).

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