Politique

Pas de « puissance étrangère » derrière la tentative d’assassinat de Dadis

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Alexandre Cécé Loua, à droite, avec Moussa Dadis Camara, le 18 octobre à Conarky

Alexandre Cécé Loua, à droite, avec Moussa Dadis Camara, le 18 octobre à Conarky © AFP

Le ministre guinéen des Affaires étrangères Alexandre Cécé Loua désavoue publiquement le porte-parole de Moussa Dadis Camara qui, mardi soir, avait accusé la France d’être à l’origine d’une tentative de coup d’État. Et il réaffirme la participation de la junte aux négociations de Ouagadougou.

La junte et le gouvernement « ne soupçonnent aucune puissance étrangère du fait de la tentative d’assassinat [du chef du CNDD, Dadis Moussa Camara, le 3 décembre, ndlr] » a assuré le ministre guinéen des Affaires Etrangères Alexandre Cécé Loua à Conakry, devant des journalistes et des diplomates. Au cours de cette mise au point officielle, il a également regretté que des propos « qui ont semé le doute, et provoqué l’embarras des milieux politiques et diplomatiques » aient été tenus.

Dissensions au sein du gouvernement

Alexandre Cécé Loua visait évidemment les déclarations d’Idrissa Chérif, le porte-parole du capitaine Moussa Dadis Camara (toujours hospitalisé au Maroc) et ministre de la Communication. Mardi soir, il avait a accusé le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et les « services français » d’avoir voulu « préparer un coup d’Etat » en Guinée, dont la tentative d’assassinat de Moussa Dadis Camara par son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, aurait constitué le signal.

Ces propos, qualifiés de « rumeurs absurdes » par la diplomatie française, avaient été démenties « énergiquement ». La mise au point du chef de la diplomatie guinéenne vient donc souligner les fortes dissensions qui travaillent le gouvernement guinéen.

Poursuite des négociations avec les « Forces vives »

Alexandre Cécé Loua a également confirmé la participation de la junte à la médiation menée à Ouagadougou par le président burkinabè Blaise Compaoré. « Et nous continuerons à coopérer avec le groupe international de contact sur la Guinée » a-t-il martelé. La rupture des négociations avait pourtant été annoncée mardi par un autre membre de la junte, le colonel Moussa Keïta, ministre secrétaire permanent. Une preuve supplémentaire que, depuis que Moussa Dadis Camara a été blessé, la junte ne sait plus vraiment où donner de la tête…

(Avec AFP)

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