Culture

La culture, une poule aux œufs d’or pour l’Afrique ?

John Dossavi (à dr.), président du Rapec © DR

Le Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (Rapec) tient son troisième forum le 17 décembre à Marrakech, lors du sommet des collectivités locales Africités. L’occasion pour le mouvement de prêcher, encore une fois, que la culture est une « ressource » essentielle au développement économique de l’Afrique.

« Culture, levier du développement économique en Afrique ». Le Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (Rapec) y croit dur comme fer et saisit chaque occasion de convaincre. Son troisième forum, organisé dans le cadre d’Africités ne fera pas exception. « Nous pourrons échanger avec les représentants des collectivités locales, c’est une chance en or ! », se réjouit le Togolais John Dossavi, président du Rapec.

Une chance en or, aussi, parce que la ville ôcre, actuellement hôte du Festival international du film de Marrakech, « est un exemple de dynamique culturelle ». Plus généralement, « le Maroc est un pays qui vit, qui éveille, qui attire… et tout cela ne peut se faire sans l’appui de la culture », plaide John Dossavi.

Comment ça ? « Le tourisme et la culture vont de pair, précise l’animateur de la radio Fréquence Paris Plurielle. Si les touristes se rendent dans un pays où il n’y a rien à voir, pas de musées… ils ne reviendront pas. Et si rien ne se passe, comment voulez-vous attirer les investisseurs ? C’est la vivacité qui attire, pas la morosité. »

Soutenu par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le Rapec prône donc l’organisation des acteurs et promoteurs culturel afin de sortir le secteur de l’informel. Il appelle par ailleurs les gouvernements à mettre la main à la poche. Avec l’insécurité alimentaire et financière, les conflits, le sida… qui minent de nombreux pays africains, il ne sera pas facile de convaincre les autorités.

Et l’enthousiasme de John Dossavi ne parviendra pas à réajuster le tir, d’autant qu’il ne dispose d’aucun chiffre sur le poids de la culture dans les économies africaines. Un problème qui devrait être réglé pour le premier Congrès panafricain culturel, prévu en 2011. « Nos experts, collectent des informations et les présenteront des données lors du congrès. » Une rencontre capitale dont les conclusions seront transmises à l’Union Africaine. Dans l’espoir que les Etats investiront davantage dans la culture.

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