Politique

28 septembre : « Toumba nous a sauvé la vie »

Toumba aurait protégé des leaders de l'opposition pendant le "carnage" du 28 septembre dernier © AFP

Deux membres de l’opposition guinéenne affirment avoir été protégés par l’ex-aide de camp de Moussa Dadis Camara lors des massacres du 28 septembre.

Aboubacar Sidiki « Toumba » Diakité aurait-il sauvé certains leaders de l’opposition guinéenne lors des massacres du 28 septembre à Conakry ? C’est ce que l’intéressé prétend. Une version confirmée par le président des Nouvelles forces démocratiques (NFD), Mamadou Mouctar Diallo, et celui du Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC), François Lonseny Fall, dans une interview diffusée le 17 décembre sur RFI.

« Ils venaient pour nous massacrer »
« C’est Toumba Diakité qui nous a protégés des attaques des autres militaires », affirme Mouctar Diallo. Ils venaient pour nous massacrer et donc il les dissuadait ».
« Toumba ne nous a pas frappés et il nous a extraits du stade », confirme François Lonseny Fall.
L’ex-aide de camp du chef de la junte Moussa Dadis Camara (sur lequel il a ouvert le feu le 3 décembre), les aurait même protégés du lieutenant Marcel Kuvugi, lui-même neveu de Dadis, qu’ils tiennent pour le plus agressif à leur égard.

Lors de leur arrivée à la clinique Ambroise Paré, où ils ont été transportés dans le véhicule de Toumba, Kuvugi aurait été particulièrement menaçant. Il « a sorti une grenade pour nous dire que si on nous soignait,[…] il allait faire sauter la clinique », affirme François Lonseny Fall avant de conclure : «  [Toumba] nous a sauvé la vie ».

Toumba toujours en fuite
Quelles que soient les motivations précises de Toumba dans le sauvetage des deux opposants, ses responsabilités dans les crimes et les viols perpétrés le 28 septembre ne sont pas encore précisément établies. Pas plus que celles de son ancien patron, Moussa Dadis Camara, hospitalisé au Maroc depuis le 8 décembre. Toumba, toujours en fuite, justifie son geste criminel envers Dadis en accusant ce dernier d’avoir voulu jeter sur lui l’entière responsabilité des massacres.

Un rapport publié aujourd’hui par Human Rights Watch accable Toumba. Et la commission d’enquête de l’Onu a rendu son rapport au secrétaire général Ban ki-Moon, qui doit le transmettre sous peu aux autorités concernées.
 

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