Société

Nawal El Moutawakel, présidente de la commission de coordination des J.O. de Rio

L’ex-secrétaire d’État marocaine à la Jeunesse et au Sport a été nommée à la tête de la Commission de coordination des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Rio, en 2016.

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Mis à jour le 13 janvier 2010 à 15:10

Nawal El Moutawakel a remporté une médaille d’or en 1984, aux J.O. de Los Angeles © DR

La Marocaine Nawal El Moutawakel a été nommée présidente de la Commission de coordination des Jeux Olympiques (J.O.) de Rio 2016 par le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge. Elle dirigera une équipe composée de 17 personnes issues des cinq continents. Objectif: surveiller l’avancée des préparatifs et aider le comité d’organisation des J.O.

Membre du CIO depuis 1998, Nawal El Moutawakel a rejoint la commission exécutive de cet organisme en 2008, année où elle a également été nommée présidente de la commission d’évaluation pour les jeux Olympiques de 2016. Sa réussite n’est pas anodine : militant ardemment pour promouvoir le sport chez les femmes, elle travaille ardamment à féminiser les instances dirigeantes de l’athlétisme mondial.

Médaillée d’or au JO

Ancienne secrétaire d’État à la Jeunesse et au Sport du Maroc, la « petite Nawal » a arrêté le sport de haut niveau à 25 ans à cause de blessures à répétition. Sa carrière a été marquée par une belle victoire internationale : en 1984, elle remporte l’or au 400m haies aux J.O. de Los Angeles (Etats-Unis). Et elle devient par la même occasion la première athlète marocaine – et la première femme arabe, africaine ou musulmane – à décrocher l’or aux J.O.

« Moi, je désirais bien figurer, mais la principale question que je me posais était : est-ce que les gens regarderont la course au Maroc ? Avec le décalage horaire, il y était deux  heures du matin. La victoire était irréelle ; après mon tour d’honneur, Sa Majesté Hassan II m’a appelée. Je n’en revenais pas qu’il ait pu regarder l’épreuve. Avant le départ pour les États-Unis, le roi avait reçu la délégation d’athlètes. Nous étions une trentaine, j’étais la seule femme, et il a eu ces mots prémonitoires : « Je suis sûr que l’un ou l’une d’entre vous rapportera au moins une médaille d’or. » Ça donne envie de se surpasser. Finalement, avec Saïd Aouita, on en a ramené deux ! », confiait l’athlète à Jeune Afrique, en 2003.