Politique

L’Europe reconduit les sanctions envers le Zimbabwe

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Mis à jour le 16 février 2010 à 18:08

L’Union européenne (UE) renouvelle les sanctions contre le Zimbabwe. L’entêtement du vieux président, Robert Mugabe, à se maintenir à la tête du pays continue de plonger le pays dans la pauvreté.

Les Européens ont reconduit pour une année supplémentaire les sanctions contre le Zimbabwe. En cause : les violations répétées des droits de l’homme et des libertés fondamentales par le régime du chef de l’Etat, Robert Mugabe.

L’UE reproche aussi à l’autorité zimbabwéenne l’absence de progrès dans l’accord de partage du pouvoir conclu en septembre 2008 entre le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai et l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) de Robert Mugabe. Même si un gouvernement d’union nationale a été instauré en février 2009 pour mettre un terme à la crise économique et politique dans le pays.

Les sanctions à l’encontre du Zimbabwe sont en vigueur depuis 2002, l’année de la réélection contestée de Robert Mugabe à la tête du pays.

 "Nous ne nous inquiétons pas"

Depuis, six personnes, en plus de neuf  chefs d’entreprises dans l’entourage de Robert Mugabe, sont interdits d’entrée sur les territoires européens et américains.

"Nous ne nous inquiétons pas de cette extension", a déclaré à l’AFP Rugare Gumbo, l’un des porte-parole de la Zanu-PF. "Nous allons continuer à nous battre, comme nous nous sommes battus pour la libération. Nous sommes nos propres libérateurs, pourquoi devrions nous nous en faire ?", a-t-il poursuivi.

En plus de ces mesures restrictives, le Zimbabwe est aussi victime d’un embargo sur les armes et sur les équipements susceptibles de servir à la répression interne. Les avoirs financiers d’une centaine de personnes proches du président Mugabe sont par ailleurs gelés