Politique

Affaire Camatte : Bamako a plié

Pierre Camatte (à droite), 61 ans, avant son enlèvement. © Sipa

L'otage français Pierre Camatte pourrait être prochainement libéré. AQMI le détient depuis le 26 novembre et avait posé comme condition de sa libération celle de quatre islamistes emprisonnés par les autorités maliennes. Or ceux-ci ont été jugés le 18 février et remis en liberté, moins de quarante-huit heures avant l'expiration de l'ultimatum posé par la nébuleuse salafiste.

Dernières heures de détention pour l’otage français Pierre Camatte, détenu par le redoutable émir dAl Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abou Zeid ? C’est plus que probable. La condition posée par la nébuleuse salafiste était la libération de quatre de ses militants arrêtés à Kidal avec des armes de guerre lors d’une patrouille militaire, en avril 2009, avant d¹être mis en détention dans différentes prisons du pays.

Cette condition est remplie depuis jeudi 18 février 2010 où s’est déroulé en moins de trois heures, tôt le matin au Tribunal de la Commune III à Bamako, le procès des quatre prévenus.

La réaction d’Alger redoutée

Qui sont-ils ? Mohamed Ben Ali, 31 ans et Tayed Nail, 29 ans, tous les deux Algériens ; Houti Karito, 26 ans, Burkinabé ; Beib Ould Nafa, 25 ans, Mauritanien. Ils ont tous été condamnés à neuf mois de prison ferme sur la base de la loi relative au port illégal d’armes et de munitions. Mais comme ils étaient détenus depuis avril 2009, il a été décidé que les condamnés avaient purgé leur peine.

Ils ont pu quitter le tribunal sous bonne escorte policière vers une destination inconnue. Seul le quotidien « l’Indépendant » était au parfum et a pu couvrir le procès.

Quelles conséquences cette libération surprise aura-t-elle sur les rapports diplomatiques entre le Mali et l’Algérie ? Encore incrédules devant la décison du tribunal, les Maliens regardent désormais avec circonspection du côté d’Alger dont ils redoutent d’autant plus la réaction que l’un des ex-prévenus, Mohamed Ben Ali, y est activement recherché pour divers actes de sabotages, perpétrés sur le sol algérien avant 2008.
 

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