Politique

Ali Bongo prend la tête du PDG

| Par Jeune Afrique
Le président gabonais Ali Bongo le 24 février 2010.

Le président gabonais Ali Bongo le 24 février 2010. © AFP

L’ex vice-président du Parti démocratique gabonais Ali Bongo dirige désormais ce mouvement politique. Il en a été nommé président lors d’un congrès extraordinaire à Libreville qui s’est achevé dimanche 14 mars. Etape suivante : réformer le parti présidentiel.

En devenant président du Parti démocratique gabonais (PDG, parti au pouvoir) dimanche 14 mars, Ali Bongo Ondimba (ABO) a remporté  une victoire sans surprise. Son succès a été annoncé à Libreville par une résolution du congrès extraordinaire du PDG, formation politique créée par son père Omar Bongo Ondimba il y a 42 ans. ABO dirigera le PDG jusqu’au prochain congrès, pour lequel aucune date n’a encore été fixée.

Le parti présidentiel a tenu des assises extraordinaires du vendredi 12 au dimanche 14 mars, s’engageant dans un vent de réformes qui touche l’ensemble du pays. Le congrès devait être l’occasion de réviser les statuts et le règlement du PDG qui, à l’approche de l’élection présidentielle anticipée d’août 2009, avait été confronté à des soubresauts avec notamment le départ – par démission ou exclusion – de plusieurs de ses dirigeants. Organisée avant l’échéance prévue de 2012 en raison de la disparition en juin 2009 du président en exercice Omar Bongo Ondimba, décédé après 41 ans pasés au pouvoir,  l’élection présidentielle avait été gagnée par Ali Bongo fils, 51 ans, face à plusieurs anciens leaders du parti présidentiel. Parmi eux figuraient l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame ou les ex-Premiers ministres Casimir Oyé Mba et Jean Eyéghé Ndong.

Remplacer le « président-fondateur »

Pendant son discours, le secrétaire général du parti, Faustin Boukoubi, a évoqué des « trahisons et défections » enregistrées « dans plusieurs localités du pays », estimant que « le parti (en avait) souffert ». Il a exhorté les congressistes à aller dans le sens des réformes, et a évoqué l’étude d’un projet visant à remplacer « l’autorité suprême, à savoir le président-fondateur (…) par un nouvel organe ». Il a aussi souhaité pour tous les organes du parti « des clarifications, réorientation, rationalisation ou redéfinition de leurs missions ». Autant de choses qui, a-t-il estimé, devraient permettre au PDG de « gagner brillamment les élections législatives 2011 ».

Les ex-hiérarques du PDG et candidats malheureux à la présidentielle ont rejoint des opposants de longue date avec lesquels, en février dernier, ils ont créé un nouveau parti: l’Union nationale (UN). Ali Bongo Ondimba récupère donc les rênes d’un parti en difficulté qui, s’il reste majoritaire dans le pays, considère l’échéance de  2011 comme un test.

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