Elections

Elections contre référendum

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Le président Soudanais Omar el-Béchir à Kartoum, le 4 mars 2009.

Le président Soudanais Omar el-Béchir à Kartoum, le 4 mars 2009. © AFP

Echange de bons procédés. Si le sud décide de ne pas voter aux élections générales soudanaises, le nord menace de ne pas se prononcer sur le référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan.

Les anciens rebelles du Sud-Soudan pourraient boycotter les prochaines élections soudanaises. Pour Omar el-Béchir, cette option est inenvisageable, à tel point qu’il a menacé, en ce cas, de riposter. Si les sudistes ne vont pas aux urnes, a-t-il déclaré lundi 29 mars, le nord rejettera le référendum pour la sécession du Sud-Soudan, prévu en janvier prochain. "Si le SPLM (Mouvement populaire de libération du Soudan, ex-rebelles sudistes) refuse les élections, nous allons rejeter le référendum", a déclaré le raïs soudanais lors d’un discours dans la banlieue de Khartoum retransmis par des chaînes locales.

Initialement, il devait rencontrer mardi matin à Khartoum ses deux vice-présidents – Ali Osmane Taha et le sudiste Salva Kiir – afin de préparer les élections. La rencontre a été annulée et reportée à une date non encore fixée. Pourtant, la date du scrutin approche puisque le Soudan doit tenir du 11 au 13 avril ses premières élections générales – législatives, régionales et présidentielle – multipartites depuis 1986. Néanmoins, un report est toujours possible, et des rumeurs en ce sens ne cessent d’alimenter la polémique depuis plusieurs semaines. Le cas échéant, des partis d’opposition pourraient encore boycotter les élections.

Pour faire taire les mauvaises langues, la vice secrétaire-générale du SPLM au Sud-Soudan Anne Itto a affirmé lundi que "le SPLM est prêt pour les élections". "Tout retard dans les élections, aura un impact sur notre préparation pour le référendum", a-t-elle insisté. Le Sud-Soudan doit tenir début janvier 2011 un référendum clé sur sa sécession avec le Nord du pays. Le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, en grande partie chrétien et animiste, ont mis fin en 2005 à 22 ans d’une guerre civile qui a fait deux millions de morts. Le président soudanais, candidat à sa propre succession est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la CPI le 4 mars 2009. Il est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

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