Politique

Idriss Déby Itno : « L’indépendance du Sud-Soudan serait une catastrophe »

Le président tchadien Idriss Déby Itno, le 8 février 2010 à Khartoum.

Le président tchadien Idriss Déby Itno, le 8 février 2010 à Khartoum. © AFP

Dans une interview à « Jeune Afrique », dont vous pouvez retrouver l’intégralité dans le numéro 2571, en kiosques jusqu’au 24 avril, le président tchadien passe en revue les différents dossiers qui vont l’accaparer dans les prochains mois.

En état de paix armée avec le Soudanais Omar el-Béchir, depuis sa visite « historique » de réconciliation à Khartoum au début de février, le président tchadien assure à Jeune Afrique "qu’il n’y a plus de mercenaires sur le territoire tchadien. (…) Je n’ai jamais cru en l’option militaire pour résoudre un problème entre deux voisins et je veux croire que le Soudan est désormais sur la même longueur d’onde ».

Il peut donc désormais se concentrer sur ses propres échéances électorales – législatives à la fin de 2010, présidentielle en mai 2011 (à laquelle il sera évidemment candidat pour un quatrième mandat consécutif) -, tout en suivant avec appréhension celles de son immense voisin de l’Est. Le référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan, prévu en 2011, l’inquiète particulièrement.  « Ce serait une catastrophe pour l’Afrique », si la sécession de ce territoire avait lieu, affirme-t-il en évoquant un redoutable « effet domino » sur tous les pays du continent.

Opposition pugnace

Outre le dossier soudanais, le président tchadien est confronté à plusieurs sujets épineux. La Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), d’abord, dont il réclame le départ. « Le problème est qu’elle n’a jamais disposé des effectifs qui lui étaient nécessaires – à peine 50 % en réalité – et qu’elle n’a donc absolument rien fait », explique Déby Itno. Puis il y a la disparition du principal opposant, Ibni Oumar Mahamat Saleh, enlevé par des éléments l’armée tchadienne, et dont les députés français exigent l’élucidation

Sans oublier, surtout, ce qui est sans doute le plus grand défi du Tchad pour les prochaines années : le développement économique et social enrayé par quatre années de quasi-guerre avec le Soudan et à la lutte contre l’insécurité alimentaire qui frappe une partie de la population. La tâche de l’ancien « com’ chef » zaghawa d’Hissène Habré, très contesté par une opposition pugnace, n’est guère aisée.

Retrouver l’interview intégrale de Idriss Déby Itno dans le numéro 2571 de Jeune Afrique, en kiosques du 18 au 24 avril et quelques extraits vidéo ci-dessous.

 

 

 

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