Politique

Prestation de serment et solidarité présidentielle

Proclamé vainqueur du scrutin du 4 mars dernier, le président réélu Faure Gnassingbé a prêté serment, lundi 3 mai, dans la grande salle des fêtes de la présidence, à Lomé. De nombreux chefs d’État de la sous-région sont venus conforter sa légitimité, contestée par une opposition pugnace mais divisée.

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Mis à jour le 3 mai 2010 à 20:34

« Devant Dieu et devant le peuple togolais, seul détenteur de la souveraineté populaire », le président Faure Gnassingbé a « juré solennellement de respecter et de défendre la Constitution que le peuple togolais s’est librement donnée » lors de son investiture, le 3 mai à Lomé. La figure de proue du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) s’est engagée à « remplir loyalement les hautes fonctions que la nation lui a confiées ». Et a promis, devant huit membres de la Cour constitutionnelle, de « ne se laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine ».

Mobilisation en berne

Cette cérémonie de plus de trois heures s’est déroulée en présence de plusieurs chefs d’État de la région, parmi lesquels Blaise Compaoré (Burkina), Thomas Boni Yayi (Bénin), John Atta-Mills (Ghana), Laurent Gbagbo (Côte-d’Ivoire), Christophe Guilloteau (représentant personnel du chef de l’État français, Nicolas Sarkozy), et de plusieurs autres représentants de chefs d’État africains, de représentants des institutions internationales, des membres du gouvernement, des diplomates et des centaines de militants du RPT.

Selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle, le 4 mars dernier, Faure Gnassingbé a recueilli 60,88 % des voix contre 33,93 % pour Jean-Pierre Fabre, le candidat de l’Union des Forces de Changement (UFC) et de la coalition du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) qui conteste les résultats du scrutin. Chaque semaine, ses militants manifestent dans l’espoir de récupérer leur « victoire volée ».

Les responsables de l’opposition ont appelé samedi leurs partisans à un « lundi jaune ». Le mot d’ordre : s’habiller en jaune, la couleur de l’UFC, pour protester contre le président Faure Gnassingbé. Une opération qui, apparemment, n’a pas vraiment réussi…