Politique

Remaniement gouvernemental : Ouyahia reste, Khelil part

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Mis à jour le 28 mai 2010 à 22:30

Le remaniement gouvernemental annoncé à maintes reprises depuis l’éclatement du scandale qui secoue la Sonatrach a finalement été annoncé le 27 mai. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, reste en poste, mais l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, est remercié.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a exclu l’ancien ministre de l’Energie et des mines Chakib Khelil, « appelé à d’autres fonctions », selon un communiqué de la présidence. Il est remplacé par Youcef Yousfi, qui a déjà occupé ce poste ainsi que des fonctions diplomatiques.

C’est le principal changement apporté à l’équipe d’Ahmed Ouyahia, Premier ministre depuis juin 2008 – record de longévité pour un Premier ministre sous Bouteflika. Et qui le reste. La plupart des grands ministères conservent également leurs titulaires. À l’image de Mourad Medelci et de Karim Djoudi qui gardent respectivement le portefeuille des Affaires étrangères et celui des Finances.

La valse des ministères

En ce qui concerne les changements, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Nourredine Zerhouni, devient vice-Premier ministre. Il est remplacé à l’Intérieur par Dahou Ould Kablia, qui était jusqu’à présent l’un de ses ministres délégués. Abdelhamid Temmar, ancien ministre de l’Industrie et de la promotion de l’investissement, prend la tête du ministère de la Prospective et des statistiques. Enfin, Mustapha Benbada est nommé à la tête du Commerce, en remplacement de Hachemi Djaâboub.

Les rumeurs sur un éventuel remaniement couraient depuis l’éclatement du scandale qui ébranle le groupe public Sonatrach. Plusieurs de ses dirigeants – dont l’ex-PDG Mohamed Meziane et trois vice-présidents – sont impliqués dans des affaires de présumées malversations concernant des marchés de gré-à-gré et ont été inculpés.