Société

Les travailleurs sans papiers occupent la place de la Bastille

Des travailleurs sans-papiers devant l'Opéra Bastille, le 28 mai. © AFP

Profitant du sommet Afrique-France à Nice, les travailleurs sans papiers de France ont redoublé d’énergie dans leur lutte pour se faire entendre.

À Paris, le parvis de l’Opéra-Bastille est occupé depuis six jours par près d’un millier de travailleurs sans papiers. Leur communiqué de revendications s’intitule « Âsoutakhou à la Bastille » (« Tout le monde s’assoit et reste assis », en soninké, une langue véhiculaire très parlée au Mali, notamment). Ils demandent à l’État français de revenir « à la raison et au bon sens » et d’entamer des procédures claires de régularisation. De Paris à Nice, plusieurs manifestations et mouvements de solidarité se sont fait entendre ces dernières semaines, demandant que la participation des sans-papiers à la vie économique du pays soit reconnue.

Surexploitation

« Au sommet franco-africain de Nice, le gouvernement français multiplie les déclarations d’amitié à l’intention de l’Afrique et des Africains. Il serait vraiment paradoxal qu’au même moment, il s’obstine à maintenir dans la surexploitation et le non-droit les travailleuses et travailleurs sans papiers », estime le collectif. En effet, une majorité d’entre eux sont des immigrés d’Afrique, certains autres de Chine. Tous travaillent en France depuis des années mais n’ont toujours pas obtenu de régularisation par le travail, alors que c’est leur droit.

« Après plus de sept mois de grève, il est temps que le gouvernement français entende raison et que le bon sens l’emporte, (…) il serait temps que les actes s’accordent enfin aux discours », ajoute le collectif, qui regroupe onze syndicats, comme la Confédération générale du travail (CGT) ou la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et des associations, comme la Ligue des droits de l’homme.

Depuis le mois d’octobre 2009, les mouvements de grève et les occupations de sites d’entreprises par les travailleurs irréguliers se sont intensifiés. Le premier mouvement est né en Île-de-France en 2008 et se fait surtout entendre dans les secteurs de la construction ou du nettoyage.  (avec AFP)

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