Droits de l’homme

Meurtre de Chebeya : l’autopsie aura lieu en présence d’experts indépendants

Floribert Chebeya à Bruxelles, le 7 avril 2005. © AFP.

Une équipe d’experts légistes néerlandais arrive jeudi à Kinshasa pour procéder à l’autopsie de Floribert Chebeya.

Mieux vaut un peu tard que jamais ? Le ministre congolais de l’Intérieur a finalement donné son accord pour que des experts légistes néerlandais viennent en RD Congo pour participer à l’autopsie du corps de Floribert Chebeya, vraisemblablement assassiné dans des circonstances sordides. Le corps du militant des droits de l’homme, président de l’association la Voix des sans-voix (VSV), avait été retrouvé mort le 2 juin dans sa voiture, les mains liées dans le dos, sur une route de la capitale.

Dans une lettre datée de lundi adressée à l’ambassadeur des Pays-Bas en RD Congo, le ministre de l’Intérieur Adolphe Lumanu a donc donné « (son) accord » à la demande des Pays-Bas d’envoyer une équipe de quatre experts légistes, menée par le Dr Franklin Van de Groot, un spécialiste « réputé ». Il sera accompagné notamment d’un assistant et d’un logisticien, selon l’ambassade des Pays-Bas, et doit arriver jeudi soir à Kinshasa. L’autopsie devrait être pratiquée vendredi dans la journée. « Il feront des prélèvements et les analyses se feront aux Pays-Bas », précise-t-on au ministère. L’équipe reviendra dans son pays dès que son travail sur place sera achevé.

L’envoi d’experts du FBI également à l’étude

Floribert Chebeya avait disparu la veille avec son chauffeur, qui n’a toujours pas été retrouvé, après s’être rendu en fin de journée à l’inspection générale de la police. Là, il devait rencontrer – mais le rendez-vous n’a pas eu lieu – le chef de la police, le général John Numbi, qui aurait été suspendu de ses fonctions selon le ministre de l’Intérieur, et « placé en résidence surveillée ».

Le décès de Chebeya, homme très respecté et connu à l’étranger, a suscité une très forte émotion notamment au sein des militants des droits de l’homme en RD Congo. Les autorités congolaises elles-mêmes sont soumises à une forte pression internationale après que les États-Unis, l’ONU, l’Union européenne et la France notamment, ont réclamé une « enquête indépendante », « impartiale et transparente » sur la mort de M. Chebeya. Selon une source au ministère de l’Intérieur, les États-Unis ont de leur côté sollicité l’envoi d’experts policiers du FBI, et cette demande va être « examinée » par les autorités congolaises.

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