Politique

Mahmoud Abbas : « Le concept d’un État palestinien s’érode »

Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, le 9 juin 2010 à Washington. © AFP

Au cours de sa visite aux États-Unis, le président de l’Autorité palestinienne a fait part de sa vive inquiétude au sujet des négociations avec Israël pour la création d’un État palestinien, à côté d'un État hébreu.

L’épisode dramatique du raid sanglant (neuf morts) mené par Israël contre la « flottille de la liberté », le 31 mai, menace sérieusement le processus de paix au Proche-Orient. « Le concept d’un État palestinien (…) aux côtés d’un État israélien, je le crains, commence à s’éroder et le monde commence à ne plus y croire, à ne plus nous faire confiance pour parvenir à cette situation », a reconnu jeudi le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d’un discours à Washington.

« Certains d’entre nous disent : ‘Nous ne voulons pas de solution à deux États, nous voulons une solution à un seul État, vivre en Israël’, mais pour la majorité des Palestiniens, c’est inacceptable », a poursuivi le leader palestinien.

M. Abbas a également appelé Israël à « prendre des mesures » et à faire preuve de « ses intentions pacifiques ». « Les Israéliens devraient se défaire de certains comportements pour se montrer sous un jour positif », a déclaré M. Abbas, assurant que « les Arabes ne sont pas contre la paix, pas plus que les musulmans ».

Obama optimiste

L’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, doit se rendre à nouveau dans la région la semaine prochaine, pour tenter de remédier à cette crise, qui – n’en déplaise aux faucons israéliens – a contribué à fortifier un peu plus le Hamas.

Le président américain, Barack Obama, a reçu mercredi M. Abbas à la Maison Blanche. Lui-même embourbé dans des problèmes intérieurs (dont le moindre n’est pas la marée noire au large de la Louisiane), sa marge de manœuvre pour faire pression sur Israël paraît bien étroite. Pourtant, il a fait part à son hôte de son optimisme, en estimant que des « progrès significatifs » étaient possibles au Proche-Orient d’ici à la fin 2010. Il a également promis que les États-Unis pèseraient « de tout leur poids » pour faire sortir le processus de paix de « l’impasse ».

M. Abbas a également eu des discussions, jeudi, avec plusieurs hauts responsables et parlementaires américains, dont le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, James Jones. Vendredi, il devait rencontrer la secrétaire d’État, Hillary Clinton. (avec AFP)

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