Politique

Les premiers Casques bleus quittent la Monuc

| Par Jeune Afrique
Le contingent sénégalais est le premier à quitter la mission de maintien de la paix.

Le contingent sénégalais est le premier à quitter la mission de maintien de la paix. © Roberto Schmidt/AFP

Une première vague de Casques bleus, les hommes du contingent sénégalais, a quitté la RD Congo, mercredi. Après onze ans de service, la Mission de l’ONU en RD Congo (Monuc) se retire progressivement du pays.

Ils sont 230. Deux-cent trente hommes à avoir embarqué, mercredi, à bord du Boeing des Nations unies à Kisangani, le chef-lieu de la province Orientale. Ces Casques bleus qui, depuis des mois, œuvraient, au sein de la Monuc, au maintien de la paix en RD Congo, vont retrouver leur pays.

Lors de la cérémonie d’adieu au contingent, organisée dans l’enceinte même de l’aéroport de Kisangani, le patron de la mission onusienne, Alan Doss, a remercié ces « dignes héritiers de tirailleurs sénégalais ». Il a salué « la valeur du soldat sénégalais », son « excellente contribution » à la mission de maintien de la paix.

« On a tout donné pour eux, a souligné le soldat de première classe Yves Kanfala. Je souhaite que la paix revienne » en RD Congo, a-t-il  déclaré, « heureux » de quitter définitivement la mission – une mission particulièrement sensible dans le Nord-Est de la RD Congo, régulièrement la proie des violences en raison de la présence de groupes armés.

Le gouverneur de la province Orientale, Médard Autsaï, a précisé que « la relève sera assurée par les FARDC (Forces armées de la RDC) ».

Deux mille hommes avant la fin du mois

C’est le premier départ de contingent de la Monuc dont le retrait, conformément à la résolution 1925 du Conseil de sécurité de l’ONU, sera progressif. D’ici au 30 juin, date du cinquantenaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge, jusqu’à 2 000 soldats devront avoir quitté le pays. La Monuc, qui a débuté en 1999, compte au total près de 20 000 hommes, principalement déployés dans l’Est.

La date du départ définitif de cette mission, la plus importante de l’ONU dans le monde, n’est pas encore fixée. Les autorités congolaises réclament un retrait total d’ici fin 2011. Mais Alan Doss a précisé que « toute décision de réduction supplémentaire de la force (…) se fera sur la base d’évaluations conjointes avec le gouvernement congolais de la situation sécuritaire dans les territoires sensibles. Nous n’avons pas encore terminé notre travail, a conclu Alan Doss. Avec les autres contingents, nous continuerons d’œuvrer pour la paix. »

En attendant, dès le 1er juillet, la Monuc sera rebaptisée Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) et, selon ses nouvelles attributions, sera chargée principalement de la protection des civils.

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