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Cet article est issu du dossier «À l'heure du ramadan»

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Politique

Ramadan sous perfusion

| Par Jeune Afrique
Le général Mohamed Ould Abdelaziz, en juillet 2009 à Nouakchott.

Le général Mohamed Ould Abdelaziz, en juillet 2009 à Nouakchott. © AFP

Le ramadan de l’an 1431 de l’Hégire commence mercredi 11 ou jeudi 12 août. Pour faire baisser la traditionnelle inflation des prix pendant le mois sacré, le gouvernement mauritanien multiplie les aides à la consommation, jusque dans les régions reculées.

C’est bien connu, pendant le ramadan, on mange plus. Et surtout plus riche : plus sucré, plus gras… Ce qui n’est pas forcément très bon pour la santé. Ni pour le portefeuille, d’ailleurs. Car devant cette hausse très substantielle de la demande, l’offre a parfois du mal à suivre. Et les prix flambent, avec la complicité plus ou moins grande des commerçants et des producteurs.

C’est pour empêcher cette spéculation que le gouvernement mauritanien du président Mohamed Ould Abdelaziz, soucieux de sa popularité mais aussi de faire baisser celle des combattants islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a entamé dimanche et pour la seconde année consécutive, une opération destinée à « réduire » et à stabiliser les prix des produits de première nécessité.

Distribution dans les mosquées

« Les pouvoirs publics ont annoncé certaines mesures urgentes et immédiates visant à mettre un terme à la récente hausse des prix de certains produits de consommation, notamment le sucre et le blé », selon l’agence mauritanienne d’information (AMI, officielle).

Ces mesures comprennent en particulier la mise à disposition « de plus de 400 tonnes de sucre » dans tous les quartiers de Nouakchott. D’autres produits comme l’huile, le blé, les laits en poudre et en boîte, seront également soutenus par le gouvernement pour « maintenir les prix à un niveau abordable durant le ramadan », affirme-t-on au ministère du Commerce.

Encore ces mesures ne viennent-elles qu’en complément d’une opération plus vaste lancée par le ministère des Affaires islamiques. Celui-ci vient de convoyer dans 3 465 mosquées du pays 610 tonnes de riz, 194 tonnes de lait en boîte et 500 tonnes de sucre, pour une valeur de près d’un million d’euros. Une aide qui sera distribuée à la fin du jeûne quotidien, lorsque les fidèles se trouvent généralement à la mosquée.

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