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Le TP Mazembe dans les pas des anciens

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« Le TP Mazembé est devenu l’équipe à battre ».

"Le TP Mazembé est devenu l'équipe à battre". © TP Mazembe

Tenu en échec le 1er août par Sétif (2-2), le TP Mazembe accueille dimanche (15h30) l’Espérance de Tunis en phase de poules de la Ligue des champions. Un succès permettrait aux Congolais, tenants du titre, de s’emparer de la première place du groupe A. Et, qui sait, de réaliser un doublé historique.

Les Corbeaux savent ce que leurs aînés ont accompli au siècle dernier, quand ils dominaient le football africain et qu’on les appelait Tout Puissant Englebert. L’histoire s’était arrêtée en 1968, quand l’équipe phare de l’ancien Zaïre s’était accaparée pour la seconde année consécutive la Coupe des clubs champions, avant d’échouer en finale en 1969 et 1970.

Quarante et un an plus tard, Englebert devenu Mazembe a dépoussiéré son palmarès continental. Et convoqué ses souvenirs. Objectif : faire aussi bien que la génération dorée de la fin des années soixante. « Ici, tout le monde rêve de remporter l’épreuve pour la seconde année consécutive, et faire aussi bien que les anciens », confirme Diego Garzitto, l’entraîneur français du club congolais.

« L’équipe à battre »

Moïse Katumbi, l’omnipotent président du club, y croit dur comme fer. Mais la finale de décembre est encore loin. Avec quatre points en deux matchs, le club est encore dans les clous. Dimanche (15h30), sur la pelouse synthétique du stade de la Kenya de Lubumbashi, puis dans deux semaines en Tunisie, le Tout Puissant jouera une partie de son avenir en Ligue des champions face à l’Espérance de Tunis, actuel leader du groupe avec six points et entraînée par Faouzi Benzarti.

« L’idéal serait de prendre quatre points aux Tunisiens, calcule Garzitto. Car avec le match nul concédé face à Sétif chez nous, nous ne pouvons plus nous permettre de perdre des points à domicile. » C’est tellement vrai que tous les internationaux ont été exemptés de la sélection nationale, mercredi 11 août, afin de leur épargner la fatigue des voyages et les risques de blessure.

Garzitto a résisté aux nombreuses sollicitations après le sacre de décembre dernier. Il est resté à Lubumbashi « parce que le challenge sportif était le plus intéressant. Avec ce titre continental, le TP Mazembe est devenu l’équipe à battre. On rencontre des adversaires hyper-motivés et agressifs », explique-t-il.

Si le club passe la phase de poules, il retrouvera sans doute en demi-finale une « huile » du continent : Al Ahly Le Caire ou la JS Kabylie. « J’ai l’impression que le niveau est encore plus relevé cette saison », dit Garzitto, qui sera en fin de contrat au mois de décembre. « Et après ? Je ne sais pas… »
 

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