Politique

Libération en vue pour les deux otages espagnols d’Aqmi

Image des otages espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual diffusée le 12 mars 2010. ©

Ils ne sont pas encore relâchés mais ils devraient l'être bientôt. C'est en substance ce qu'on affirmé les autorités espagnoles après avoir démenti les informations du journal en ligne "El Pais" annonçant la libération par Aqmi des otages Roque Pascual et Albert Vilalta.

Après neuf mois d’attente, Madrid attend non pas un heureux événement, mais c’est tout comme : un « heureux dénouement », selon les mots d’une source gouvernementale interrogée par l’AFP. Le cas des deux coopérants espagnols, Roque Pascual et Albert Vilalta, séquestrés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis leur enlèvement, le 29 novembre 2009, devrait être rapidement résolu, a annoncé le gouvernement espagnol, même si la libération des humanitaires, annoncée hier par le site du quotidien El Pais, « n’a pas encore eu lieu ».

Il faut faire preuve de « prudence et de responsabilité » dans cette affaire, a-t-on précisé au sein du gouvernement espagnol, laissant entendre que le processus de libération des deux otages était en cours. Selon l’édition en ligne d‘El Pais, « à Madrid, un avion espagnol est prêt  à s’envoler vers la zone, mais on ne connaît pas le lieu exact de leur remise » : Tombouctou ou Ouagadougou. « Le médiateur Mustafa Chafi, conseiller de Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, fait partie du groupe chargé de la remise », affirme le quotidien.

Carte d’Afrique délimitant le Sahel et situant le sanctuaire et la zone d’activité directe d’Al Qaïda dans la région (AFP)

Sous la pression d’Abou Zeïd

Un responsable malien, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a également confirmé à l’agence Reuters la libération des deux Espagnols. La chaîne de télévision Al-Arabiya a quant à elle rapporté dimanche que Aqmi avait libéré les deux otages dans le cadre d’un accord impliquant la libération d’un islamiste. L’« heureux dénoument » serait en effet lié au rapatriement lundi du Malien Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, dit « Omar le Sahraoui », condamné en Mauritanie pour son rôle dans l’enlèvement de trois Espagnols, dont les deux otages. L’autre, Alicia Gamez, avait été libérée en mars dernier.

Finalement, le raid militaire franco-mauritanien au Mali, le 22 juillet dernier, qui avait provoqué la mort de sept djihadistes n’a pas eu les conséquences négatives que redoutait Madrid. L’Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar, qui retient les otages espagnols, est considéré par des experts d’Aqmi comme un homme d’argent plus que comme un religieux.

Mais des sources au Mali avaient récemment affirmé qu’il était « sous pression » d’une branche radicale d’Aqmi dirigée par un autre algérien, Abdelhamid Abou Zeïd, responsable de la mort deux otages occidentaux : le Britannique Edwin Dyer et le Français Michel Germaneau. Il aurait exigé de Belmokhtar l’exécution des Espagnols en représailles au raid 22 juillet.

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