Elections

Le fils de Dadis Camara a-t-il été assassiné ?

Moussa Dadis Camara est considéré comme l'un des responsables des massacres du 28 septembre 2009. © AFP

La mort de Moriba Dadis Camara, fils adoptif de l’ancien dirigeant guinéen Moussa Dadis Camara, est a priori bien suspecte. Son corps été retrouvé sans vie le 16 août dans la piscine de sa résidence, près de Montréal (Canada) et l'’autopsie n’a rien révélé pour l’instant. L’enquête se poursuit.

Les nombreux ennemis de l’ex-chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara, ont-ils assassiné le fils adoptif de ce dernier ? Une semaine après la découverte du corps de Moriba Camara dans la piscine de sa résidence de Longueuil, non loin de Montréal (Canada), où il étudiait le droit des affaires depuis un an, la question reste entière.

Les résultats préliminaires de l’autopsie réalisée vendredi dernier n’ont pas permis de déterminer les causes du décès du jeune-homme et « ne permettent pas de faire avancer [l’] enquête », a déclaré à l’AFP l’agent Gaétan Durocher, porte-parole de la police de Longueuil. « Des analyses toxicologiques ont été demandées et elles pourront prendre plusieurs semaines », a-t-il précisé. Ce qui reporte d’autant la publication du rapport final du coroner.

Photo non datée de Moriba Dadis Camara (D.R.)

Piste criminelle

Moriba Camara avait emménagé seul dans sa résidence, un mois environ avant le drame, selon ses voisins. Ceux-ci décrivent le jeune homme comme une personne « tranquille et sans histoire ». Selon un site guinéen, Guinéemoderne.com, Moriba Dadis Camara Junior aurait au moins un membre de sa famille résidant à Longueuil.

Deux enquêtes sont menées en parallèle. Celle de la police de Longueuil et celle du magistrat chargé d’élucider les circonstances de tout décès subit. À Conakry, une source proche de la famille Camara a affirmé que la mort « est certainement d’origine criminelle », sans plus de précisions. La piste criminelle est d’autant moins négligeable que le capitaine Dadis Camara, propulsé au pouvoir par un putsch fin 2008, est considéré par l’ONU comme l’un des auteurs du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry qui avait fait plus de 156 morts (et 109 femmes violées). Cible, fin 2009, d’une tentative d’assassinat et écarté du pouvoir, il vit depuis le mois de janvier à Ouagadougou, rongeant son frein dans l’impatience de revenir au pays, alors que celui-ci connaît les premières élections libres de son histoire.
 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte