Société

Les syndicats lèvent le pied

Après 20 jours de grève, les syndicats ont décidé lundi de suspendre le mouvement de grève pour la revalorisation des salaires dans la fonction publique.

Mis à jour le 7 septembre 2010 à 10:28

Après ce conflit social qui a paralysé certains des services publiques de base (les hôpitaux et les écoles notamment), le gouvernement entrevoit une sortie de crise.
« Nous appelons les fonctionnaires à reprendre le travail aussi vite que possible, puisque la grève est suspendue avec effet immédiat », a déclaré lundi Thobile Ntola, le président du Syndicat des enseignants démocratiques sud-africains (Sadtu).

« Mais cela ne veut pas dire que nous avons accepté l’offre de l’État », a-t-il précisé dans son discours, expliquant que les syndicats avaient 21 jours pour consulter leur base sur la suite à donner au mouvement.

Depuis le 18 août, 1,3 million de fonctionnaires réclament une augmentation de 8,6 % de leur salaire ainsi que le passage de l’allocation logement de 600 à 1 000 rands (107 euros). Après une offre du gouvernement qui n’avait pas permis de mettre fin au conflit, celui-ci a proposé, la semaine dernière, une hausse des salaires de 7,5 % et une allocation logement de 800 rands.

Bénéfices de la Coupe du monde

Cette offre avait été initialement rejetée par les syndicats, mais ceux-ci ont visiblement décidé d’y réfléchir à deux fois. Affectant en particulier les hôpitaux et les écoles publiques (dont les familles les plus modestes ne peuvent pas se passer), la grève devenait de plus en plus impopulaire.

La semaine dernière, La Chambre de commerce et d’industrie d’Afrique du Sud a dénoncé « l’impact négatif de cette vague de protestation » sur l’économie du pays. « Les bénéfices que l’Afrique du Sud a pu retirer de l’organisation de la Coupe du monde de football sont sérieusement érodés par les actions actuelles des syndicats », avait-elle affirmé.

« Leur retour au travail est un développement heureux pour le service public et le pays en général », s’est félicité lundi le ministre de la Fonction publique, Richard Baloyi.