Politique

Présidentielle : Ibrahim Boubacar Keita en lice pour 2012 ?

L'ancien Premier ministre malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Paris le 1er septembre.

L'ancien Premier ministre malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Paris le 1er septembre. © Jeuneafrique.com

L’élection présidentielle au Mali prévue en 2012 se rapproche à grand pas. Un candidat potentiel et très populaire, Ibrahim Boubacar Keita ou IBK a accepté de se livrer à Jeuneafrique.com.

Á l’heure où se profile la succession d’Amadou Toumani Touré, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) n’aurait, à l’en croire, qu’une seule ambition : « Le Mali, le Mali, le Mali. »
Certains y verront une déclaration déguisée de candidature à l’élection présidentielle de 2012. Mais une chose est sûre : le leader du Rassemblement pour le Mali, ex-Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, apparaît aujourd’hui comme un homme d’État rassurant, alors que Bamako fait face à une montagne de défis sécuritaires et économiques.

Car s’il aime les fastes du pouvoir (ce qu’on lui a beaucoup reproché), personne ne peut nier qu’IBK a montré par le passé un grand respect des institutions, ce malgré les « trahisons » politiques dont il a été victime et qui lui ont coûté, au dernier moment, le fauteuil présidentiel en 2002.

Comme il l’a expliqué à jeuneafrique.com, ses partisans n’attendaient qu’un mot d’ordre de sa part pour descendre dans la rue et tenter un coup de force. « Mais c’était mal me connaître, d’attendre de moi une telle conduite », confie-t-il aujourd’hui.

 

 

Un dauphin pour ATT

Pour l’élection de 2012, en plus d’IBK, deux candidats potentiels se dégagent : Modibo Sidibé, l’actuel Premier ministre, Soumaïla Cissé, actuel président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et fondateur de l’Union pour la république et la démocratie (URD).

Le président ATT, qui arrivera au terme de ses deux mandats en 2012, ne s’est toujours pas choisi de dauphin. Peut-être, tarde-t-il à l’annoncer pour ménager son influence politique, laquelle ne pourra aller que décroissant jusqu’à l’élection.

Mais le parti qui s’est récemment constitué et qui se réclame de son action, le Parti pour le développement économique et social (PDES), tente de s’étoffer en absorbant les députés de ses deux partis rivaux, notamment ceux l’URD. Une manœuvre en cours, qui pourrait inciter Soumaïla Cissé à se rapprocher d’IBK… Ce qui renforcerait encore un peu plus la crédibilité de ce dernier pour la magistrature suprême.

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