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Cet article est issu du dossier «À l'heure du ramadan»

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Société

Aïd mabrouk !

| Par Jeune Afrique
Un musulman en prière à la Grande Mosquée de Paris, le 3 septembre 2004.

Un musulman en prière à la Grande Mosquée de Paris, le 3 septembre 2004. © AFP

La fin du ramadan, ce vendredi 10 septembre dans la plupart des pays musulmans, sonne l’heure de la fête.

L’Aïd el-Fitr signifie la fin du jeûne et une journée de grandes retrouvailles familiales. Mais c’est aussi l’heure où chaque musulman souhaite à son prochain de passer une bonne année, dans la joie et l’abondance, et de rester en bonne santé ou de la retrouver. Enfin, c’est le moment où chacun, le cœur apaisé pas un mois de jeûne et de prières, demande à ses proches de l’excuser pour les offenses qu’il aurait éventuellement commises.

À Rabat, le ministère des Affaires islamiques l’a annoncé hier soir : la fin du mois du ramadan, est célébrée ce vendredi 10 septembre partout au Maroc. « L’observation du croissant lunaire a été confirmée jeudi soir », a-t-on précisé.

La plupart des pays musulmans, notamment ceux du Golfe, célèbrent également ce vendredi l’Aïd el-Fitr, à l’instar des communautés musulmanes établies en particulier en Europe et en Amérique.

La grâce de Mohamed VI

D’autres pays, comme le Mali, notamment, ont déjà fêté la fin du ramadan, ayant observé le quartier lunaire depuis mercredi soir déjà. Des conditions atmosphériques très dégagées et l’absence de pollution lumineuse dans les grands ensembles sahéliens peuvent expliquer cette différence de date.

La fête du Fitr est traditionnellement célébrée par une prière communautaire en début de matinée, précédée du versement de la Zakat el-Fitr, sans laquelle le jeûne n’est pas considéré comme valide sur le plan spirituel.

Au Maroc, pour marquer l’événement, le roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 319 personnes, a annoncé jeudi soir le ministère de la Justice. La plupart des détenus ont bénéficié de mesures allégeant leurs peines ou leurs amendes, et 12 d’entre eux sont libérables immédiatement. Mais il n’a pas été précisé si des détenus islamistes figuraient dans le nombre.

Autre régime, autres moeurs : en Algérie, le ramadan a été cette année synonyme de chasse aux non-pratiquants. Une quinzaine de personnes sont poursuivies pour atteinte aux préceptes de l’islam, alors que la Constitution garantit la liberté religieuse et de conscience. Cherchez l’erreur… Et bonne fête quand même !

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