Politique

Week-end sous haute tension à Conakry

Alpha Condé et Cellou Dallein Diallo : deux prétendants pour un seul fauteuil.

Alpha Condé et Cellou Dallein Diallo : deux prétendants pour un seul fauteuil. © AFP

Un mort et cinquante blessés : c’est le bilan officiel des affrontements ce week-end dans la banlieue de Conakry entre partisans d’Alpha Condé et de Cellou Dalein Diallo. La campagne électorale a été suspendue, mais le second tour reste fixé au 19 septembre.

L’entente « pour un second tour apaisé » signée le 3 septembre à Ouagadougou y survivra-t-elle ? En Guinée, la question est sur toutes les lèvres, tant l’ambiance du week-end a été délétère. La condamnation de Ben Sékou Sylla, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et de son adjoint, jeudi dernier, à un an de prison ferme chacun pour fraude électorale – sur plainte du Rassemblement pour la Guinée (RPG) d’Alpha Condé – a vraisemblablement contribué à mettre le feu aux poudres.

Réunie en session extraordinaire samedi, la Ceni a ensuite maintenu à la présidence par interim Hadja Aminata Mame Camara, dont le départ était réclamé par le RPG qui la juge trop proche de Cellou Dalein Diallo, deuxième finaliste à la présidentielle du 19 septembre et patron de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Réunion du gouvernement en urgence

Pour couronner le tout, les partisans des deux partis – qui se rejettent la responsabilité des incidents – se sont affrontés samedi et dimanche à coup de pierres dans les rues des banlieues de Conakry, notamment dans celle de Hamdallaye où se trouvent les sièges de l’UFDG et du RPG. Bilan de ce « week-end de violences » : « un mort et 50 blessés », selon un communiqué du gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Jean-Marie Doré, qui s’est réuni en urgence dimanche.

« La campagne électorale au titre du second tour est provisoirement suspendue en attendant la rencontre prévue lundi entre le gouvernement et les deux candidats », précise le texte. « Tous ceux qui, pour une raison quelconque, violeraient l’interdiction de manifester pendant cette campagne électorale en ignorant cette interdiction seront traduit devant les tribunaux compétents de la république », ajoute le document. Une source gouvernementale a cependant indiqué à l’AFP que la campagne pourrait se poursuivre à la radio-télévision nationale.

Rencontre de la « dernière chance »

Mais le RPG a laissé planer le doute sur sa participation au scrutin. Vendredi, un de ses dirigeants, Mohamed Diané, a affirmé que son parti participerait au scrutin « si toutes les conditions étaient réunies », parmi lesquelles il citait « l’affichage des listes électorales » et « l’installation » de nouveaux bureaux de vote dans des régions où de nombreux électeurs n’avaient pu voter au premier tour, les bureaux étant trop éloignés de leurs villages.

Parallèlement à la rencontre de la « dernière chance » entre les deux leaders du RPG et de l’UFDG, à moins d’une semaine du scrutin, la Ceni et le ministère de l’Administration territoriale doivent se réunir lundi pour finaliser l’organisation du processus électoral. (avec AFP)

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